Ahmed Laaouej devient le nouveau ministre bruxellois de la Santé, en plus de ses compétences en Action sociale et Solidarités. Figure montante du Parti socialiste à Bruxelles, l’ancien bourgmestre de Koekelberg s’est déjà illustré par ses prises de position en faveur d’un renforcement de la médecine de première ligne et d’un accès plus universel aux soins.
Avec Ahmed Laaouej et Karine Lalieux au gouvernement bruxellois, le PS a choisi « un duo d’expérience pour représenter le parti au gouvernement bruxellois ». Également président de la Fédération bruxelloise du PS, le nouveau ministre de la Santé est arrivé en politique avec une étiquette de spécialiste en droit fiscal, comme inspecteur au SPF Finances. Licencié en droit et en droit économique et fiscal de l’Université de Liège, il est le cinquième d’une fratrie de six enfants. « Son père est arrivé en Belgique en 1962 et était mineur de fond dans un charbonnage de la région liégeoise », comme le rappelle le site du Parti socialiste. Sénateur en 2010, député fédéral en 2014, chef de groupe du PS à la Chambre des représentants, il était tête de liste à la Région bruxelloise pour les élections du 9 juin 2024. En novembre 2018, il était devenu bourgmestre de Koekelberg.
Les compétences en santé de Karine Lalieux et Ahmed Laaouej réparties
Même s’il faudra analyser les arrêtés de délégation, normalement adoptés lors de la première réunion du gouvernement, la loi spéciale est claire : Ahmed Laaouej est le ministre de la Santé et de l’Action sociale à la Cocom, tandis que Karine Lalieux aura les compétences social et santé à la Cocof.
Quelle est sa vision de la santé ? Il s’exprimera prochainement sur la question. Pour rappel, Ahmed Laaouej avait déclaré lors d’un 1er mai 2022 à Laeken, à l’occasion d’un rassemblement des militants organisé en action commune avec les représentants de la FGTB et des Mutualités socialistes, à l’occasion de la Fête du travail : « Une médecine gratuite de première ligne est la base d’un dispositif qui doit être plus large, notamment pour réduire les délais d’attente pour un rendez-vous chez les spécialistes dans le cadre d’un trajet public de la médecine générale à la médecine spécialisée », avait-il ajouté à l’époque.
À ses yeux, comme les hôpitaux publics, « cette médecine de première ligne doit être renforcée. Elle doit l’être à travers un maillage au plus près des gens pour avoir un premier rempart face à de grands problèmes de santé publique tels qu’une épidémie ».
Évidemment, à présent, il devra tenir compte des avis des autres partenaires autour de la table pour déployer une politique de santé efficace. Et surtout renforcer une déclaration de politique régionale de santé qui paraît faible à ce stade.
Interrogé par Medi-Sphère et Le Spécialiste , l'ancien ministre de la santé Ecolo , Alain Maron, conseille à son successeur de "poursuivre dans la vision social-sante intégrée et territorialisée, s’appuyant sur la diversité des acteurs (publics mais aussi associatifs) et les rassurer au plus vite sur le fait que le social-sante reste une priorité, malgré les incertitudes et ambiguïtés de l’accord de majorité."
Tenir tête à la N-VA
Tout au long des négociations, il a toujours tenu tête aux autres négociateurs. Il était, pour lui, impossible de gouverner avec le parti de Bart De Wever : « La N-VA est un facteur d’instabilité. Ce parti a toujours considéré que Bruxelles était une sous-région. Par contre, nous avons toujours dit à nos partenaires francophones que nous donnions priorité au parti frère (Vooruit...) », avait-il répété à plusieurs reprises.
« Le Parti socialiste s’est toujours montré intraitable sur deux choses : lutter contre les inégalités sociales et garantir le respect de la dignité de chacun », tenait-il à souligner.
À présent, il va devoir trouver les moyens financiers de soutenir la première ligne de soins et les hôpitaux bruxellois… et surtout améliorer la santé de l’ensemble de la population en réduisant les fortes inégalités de santé.
Lire aussi:
> Le bourgmestre d’Uccle Boris Dilliès désigné ministre-président du gouvernement bruxellois









Derniers commentaires
Francois Planchon
18 février 2026Nos élus osent parler d'économies à réaliser dans les soins de santé... MAIS un seul ministre fédéral de la santé ne leur suffit pas : on gaspille nos impôts dans 3 ministères de la santé au lieu d'un seul...
Régionaliser cette matière est une aberration...
Et personne ne dit rien, comme si c'était un mal inévitable...
Nathalie PANEPINTO
16 février 2026Alain Maron, conseille (sic) à son successeur ... Quand on regarde son bilan et sa faible maîtrise des dossiers, à sa place on resterait très discret.
Robin GUEBEN
14 février 2026C'est vrai que de toutes les tentatives au degré de sévérité marxiste du socialisme en Économie, aucune n'a fonctionné, alors on devrait refaire une tentative au degré de sévérité marxiste du socialisme en Économie de Santé et dans celle de la Région Bruxelles Capitale en quasi faillite qui plus est, merci Mr. Laaouej je suis certain que ça va très bien fonctionner ! ((((( non. )))))