Un nouveau-né sur 13, soit 7,1% des enfants nés en 2024, a reçu un traitement contre le reflux durant les douze premiers mois de sa vie, d'après une étude publiée jeudi par les Mutualités Libres. Le recours aux prescriptions médicamenteuses contre le reflux diminue donc légèrement chez les enfants. En 2021, 8,1% des nouveaux-nés, soit un enfant sur douze, avait reçu un traitement par inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) au cours de sa première année de vie.
L'étude constate des grands écarts entre les lieux de résidence des enfants, leur sexe et la situation économique de leurs parents. Notons que l'étude est parcellaire puisque les données analysées ne couvrent qu'un nouveau-né sur cinq, préviennent les Mutualités Libres.
En Wallonie, 13 % des enfants nés en 2024 ont reçu au moins une fois une prescription contre le reflux au cours de leur première année, tandis qu'à Bruxelles et en Flandre, ils étaient 4%. Ces disparités régionales sont encore plus fortes au niveau de certains arrondissements, précise l'étude.
Les garçons (8%) sont aussi plus souvent traités que les filles (6,2%) contre le reflux gastro‑œsophagien (RGO), à savoir le reflux de lait ou du contenu gastrique vers l'œsophage.
Les nouveaux-nés issus de familles sans intervention majorée, et donc a priori plus aisées, reçoivent plus souvent des médicaments contre le reflux (7,3 % contre 5,3 % pour les enfants issus de familles avec intervention majorée).
Les Mutualités Libres appellent à "éviter les prescriptions médicamenteuses inutiles".
Si le reflux affecte environ la moitié des bébés de moins de 3 mois, avec un pic autour de l'âge de 4 mois, seuls 5% des enfants en souffrent encore de reflux à l'âge de 10 à 12 mois. Plus de 7 traitements sur 10 par IPP ont été prescrits dans les six premiers mois de l'enfant, constate l'étude.
"Les dépenses dans le cadre de l'assurance obligatoire pour les médicaments contre l'ulcère gastrique et la maladie de reflux gastro‑œsophagien, catégorie dans laquelle s'inscrivent les IPP, ont augmenté de 3,8 % entre 2023 et 2024, pour atteindre 114,1 millions d'euros. Ces médicaments ont été délivrés à 2,4 millions de patients, soit environ un Belge sur cinq. La Belgique figure dès lors parmi les pays de l'OCDE présentant l'un des niveaux d'utilisation les plus élevés de ces médicaments", stipule également la recherche menée par les Mutualités Libres.








