« Ces derniers jours, la Belgique a connu une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle, qui a mis à l’épreuve l’ensemble des acteurs », écrit l’Aviq aux directions hospitalières. Dans ce courrier, elle remercie l’ensemble des acteurs et communique une série de mesures à prendre durant un épisode caniculaire.
« Dans un contexte d’augmentation de la fréquence et de l’intensité des épisodes de fortes chaleurs, il est essentiel que les établissements hospitaliers soient en mesure de mettre en œuvre rapidement des mesures organisationnelles adaptées dès réception d’une pré-alerte ou d'une alerte canicule », peut-on lire dans cette circulaire.
L’Aviq rappelle les actions opérationnelles prioritaires à court terme à prendre. L’adaptation des activités, l’optimisation des sorties et la mobilisation progressive des dispositifs sont déterminantes pour assurer une prise en charge optimale des patients lors d’un épisode de canicule.
Et de recommander, entre autres, dès la connaissance d’un épisode de canicule à venir (48 à 72 h avant l’épisode) :
• d’informer les directions médicale, infirmière et logistique, ainsi que le/la coordinateur/rice du Plan d’urgence hospitalier (PUH),
• de vérifier les dispositions prévues au sein de l’hôpital en cas de canicule,
• de désigner ou confirmer un ou des référent(s) « climat/canicule »,
• de vérifier l’opérationnalité des dispositifs de gestion de crise, y compris les modalités d’activation du PUH,
• d’anticiper une augmentation progressive des admissions, notamment de patients âgés ou fragiles,
• d’évaluer la disponibilité en lits/places (urgences, médecine interne, gériatrie, …),
• d’examiner les capacités de renforcement en personnel,
• d’évaluer la possibilité d’adapter les activités programmées non urgentes,
• d’envisager, si nécessaire, une réduction ciblée de l’activité élective afin de préserver des capacités d’hospitalisation,
• d’identifier les patients pour lesquels une sortie anticipée est envisageable,
• de vérifier la disponibilité d’eau potable et de solutions de rafraîchissement,
• d’assurer le bon fonctionnement des systèmes de climatisation et d’occultation du soleil (stores, volets, …), des équipements nécessaires et des systèmes de préservation de la qualité des médicaments et dispositifs médicaux,
• de vérifier la résilience des infrastructures techniques et IT,
• de repérer les patients vulnérables (personnes âgées, polypathologies, isolement, …).
Déclenchement de l’épisode de canicule
Les hôpitaux doivent aussi prendre certaines mesures quand la canicule se manifeste.
• Anticiper une augmentation significative des passages aux urgences et des hospitalisations,
• Adapter de manière dynamique les activités programmées,
• Mobiliser, si nécessaire, les dispositifs internes de gestion de crise, y compris le PUH, en fonction de la pression sur les capacités,
• Renforcer les équipes dans les services sensibles (urgences, gériatrie, médecine, psychiatrie),
• Adapter les horaires de soins afin de limiter l’exposition à la chaleur,
• Prioriser les activités urgentes,
• Mettre en œuvre une surveillance clinique renforcée : hydratation régulière et contrôle de la température,
• Maintenir ou organiser des espaces rafraîchis prioritaires,
• Mettre en place des mesures de rafraîchissement des patients,
• Assurer une coordination avec les médecins généralistes, les maisons de repos et structures d’hébergement, les services d’ambulance et d’urgence et les autorités (communales, provinciales, régionales, fédérales),
• Prendre des mesures de protection du personnel : garantir l’accès à l’eau potable et aux pauses, adapter les conditions de travail si nécessaire.
Adapter le plan d’urgence hospitalier
« Compte tenu de la récurrence des épisodes de fortes chaleurs et de leur impact sur le fonctionnement hospitalier, les établissements sont invités à veiller à ce que ce risque soit intégré, si ce n’est déjà fait, dans leur analyse globale des risques », soutient l’Aviq.
L’agence wallonne invite les hôpitaux généraux et psychiatriques à prévoir un volet « risques climatiques » dans le plan d’urgence hospitalier.
Reste à savoir si les hôpitaux ont des moyens suffisants pour mettre en place rapidement toutes ces mesures.
Lire aussi:
> Canicule: des adaptations promises pour le 1733 et les postes de garde
> Les chiffres de surmortalité publiés par Sciensano sont préoccupants (Coppieters)
> Chaleur : La CIM Santé propose des mesures supplémentaires pour mieux se préparer aux futures vagues









Derniers commentaires
Lucien Bodson
12 juillet 2026On n'y aurait pas pensé !
????????????????????????????????
Charles KARIGER
09 juillet 2026Hocus-pocus !
Du pur « Yaka-Faukon », pur jus, premier choix ! Enfin presque : il y manque la mention « Il suffit de… »
Les Élites de l’Avioque sont si profondément méprisantes qu’elles pensent que les responsables du terrain sont incapables de penser à tout cela. Elles, par contre, seraient capables de « bien penser » ; c’est leur fonction, n’est-ce pas.
Et de savoir qu’il n’incombe pas à Leurs Sérénissimes Grandeurs de fournir les moyens adéquats à ceux qui triment, à ceux qui, seuls, vraiment seuls prennent les Patients en charge.
« De minimis non curat praetor » disaient les magistrats romains Ces êtres supérieurs ne s’occupent pas des « contingences », des détails matériels… À la piétaille de se débrouiller sans moyens.
Beurk.