La fédération francophone des maisons de repos privées Femarbel et son homologue néerlandophone Vlozo dénoncent lundi "l'accumulation de règles" auxquelles le secteur doit se conformer. Dans un contexte de nouvelle vague de chaleur, elles plaident pour une modernisation des cadres d'agrément et d'investissement. Ce serait une erreur de penser qu'une seule mesure, comme l'installation obligatoire de la climatisation dans toutes les chambres, constitue la solution miracle, soulignent-elles.
Après la vague de chaleur de fin juin, la Belgique a enregistré la surmortalité la plus élevée de toute l'Europe. Selon l'Institut de santé publique Sciensano, 2.000 décès supplémentaires ont été enregistrés sur le territoire belge, dont de nombreuses personnes âgées souffrant de stress thermique.
Femarbel et Vlozo considèrent que les maisons de repos constituent l'un des environnements les plus sûrs pour les personnes âgées vulnérables en période de canicule, grâce aux soins et à une surveillance permanente. Elles ajoutent néanmoins que chaque vague de chaleur met en évidence les défis pour le secteur. Les investissements pour s'adapter nécessitent des moyens et ne sont notamment pas réalisables à court terme pour de nombreux établissements, rappellent les deux fédérations.
"Dans un contexte plus large, les soins aux personnes âgées sont confrontés depuis quelques années à une accumulation de règles, d'obligations administratives et d'attentes supplémentaires. Trop souvent, cela se fait au détriment du temps et des ressources qui devraient être directement consacrés aux soins aux résidents."
Elles estiment donc que les maisons de repos doivent disposer d'une marge de manoeuvre suffisante pour élaborer des solutions adaptées à leur infrastructure, au profil de leurs résidents et à leur contexte local.
Femarbel et Vlozo appellent les pouvoirs publics "à ne pas se limiter à des mesures ponctuelles et à élaborer, en collaboration avec le secteur, une vision d'avenir durable pour les soins aux personnes âgées".









Derniers commentaires
Alain Pierson
03 aout 2026> Dans les maisons de repos, nous ne manquons ni de bonne volonté ni de compétences. Ce qui manque, c’est une vision cohérente.
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> L’empilement de règles et de contrôles ne crée pas de sécurité : il crée de la dispersion, de la fatigue administrative et une perte de temps qui devrait être consacré aux résidents.
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> Face aux canicules, les solutions ne peuvent pas être ponctuelles ou symboliques. La climatisation obligatoire n’est pas une stratégie : c’est un réflexe politique.
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> Ce qu’il faut, c’est un cadre d’investissement stable, une planification à long terme, et la liberté pour chaque établissement d’adapter ses infrastructures à son public et à son environnement.
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> Tant que les administrations continueront à gérer les crises par des mesures isolées plutôt que par une vision d’ensemble, le secteur restera sous pression — et les personnes âgées en seront les premières victimes.
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> Il est temps de passer d’une logique de conformité à une logique de capacité d’agir.