Chimay : « Pas d’héliport sauf si l’hôpital le paie sur fonds propres »

Les finances hospitalières vivent une période de fortes tensions. Dans ce contexte, la demande relayée au Parlement wallon par la députée, Caroline Desalle ne manque pas d’étonner. « Nous sommes allés à la rencontre des équipes médicales de l’hôpital de Chimay. Situé en zone rurale, cet hôpital joue un rôle crucial pour les habitants de Chimay et des localités environnantes, facilitant l’accès aux soins de santé. » Pour elle, il serait important que l’institution puisse disposer d’un héliport. 

Un tel projet n’est pas financièrement facile à agencer en ces temps de disette. Le ministre wallon de la santé, Yves Coppieters, a rappelé que l’offre de soins du CHU Charleroi-Chimay – le site Centre de santé des Fagnes – a été structurée par l’hôpital pour répondre aux besoins de proximité de la population rurale qu’elle dessert.  « Son agrément actuel couvre une infrastructure de 149 lits en chirurgie et médecine interne, trois lits de soins intensifs, en pédiatrie, gériatrie et réadaptation. L’établissement dispose également de services et fonctions essentiels – imagerie médicale avec scanner et IRM, officine hospitalière, urgences, SMUR –, ainsi que divers programmes de soins en pathologies cardiaques et oncologie entre autres. Selon les dernières données, le taux de lits justifiés est en adéquation avec le nombre de lits agréés, une sous occupation des lits de médecine interne et de chirurgie étant constatée comme dans la plupart des hôpitaux généraux. »

Réaliser une analyse coût-bénéfice 

La fusion avec les hôpitaux HUmani au sein de l’intercommunale du même nom lui permet d’assurer un relais vers des soins plus spécialisés. L’hôpital a également des liens avec des hôpitaux français proches de son territoire. « À l’heure actuelle, aucune demande officielle pour la création d’un héliport à l’hôpital de Chimay n’a été introduite auprès de l’AViQ. Il n’existe, par ailleurs, ni dispositions contraignantes ni normes relatives à ce type de structure. La réflexion sur un tel projet appartient à l’établissement : si l’hôpital estime qu’un besoin existe pour l’évacuation rapide des patients vers des centres de soins intensifs ou d’urgence, rien ne s’oppose à ce qu’il en construise un sur fonds propres. » 

Pour le ministre, il convient néanmoins d’être vigilant sur les réels besoins en la matière, d’autant que, l’État fédéral prépare une réforme du paysage hospitalier, dont la question de l’aide médicale urgente fait partie intégrante. « Une analyse coût-bénéfice doit donc être menée par l’établissement hospitalier avant d’engager un tel investissement. Il faut également mentionner que la réforme du paysage hospitalier va impliquer, dans le chef des établissements hospitaliers, dont le CHU Charleroi-Chimay, de procéder à des choix ou des modifications dans les années à venir. »

Un constat sans détour dans le contexte financier actuel…

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