Une équipe internationale de chercheurs, menée par des scientifiques belges de l'Institut flamand de biotechnologie (Vlaams Instituut voor Biotechnologie, VIB) et de l'Université d'Anvers, a mis en évidence un facteur génétique majeur lié à un sous-type rare de démence frontotemporale, l'aFTLD-U. Cette découverte vient d'être publiée dans Nature Genetics, annonce vendredi Stop Alzheimer, la Fondation pour la recherche contre Alzheimer et les maladies apparentées en Belgique.
Bien que moins répandue et moins connue que la maladie d'Alzheimer, la démence frontotemporale (DFT) représente l'une des principales causes de démence chez les patients relativement jeunes, encore professionnellement actifs. Elle touche les zones du cerveau impliquées dans le comportement, la personnalité, le jugement et la communication.
Selon la professeure Rosa Rademakers du Centre de neurologie moléculaire VIB-UAntwerp, comme les symptômes précoces de la DFT peuvent ressembler à des "changements de personnalité" ou au stress, le chemin vers le diagnostic peut être long. Qui plus est, le sous-type aFTLD-U (pour "anomalous frontotemporal lobar degeneration with ubiquitinated inclusions") est particulièrement rare. Pourtant, le distinguer est particulièrement important, car les différents sous-types de démence frontotemporale peuvent répondre différemment aux thérapies, explique la généticienne.
"Ces découvertes constituent une véritable victoire dans la lutte contre les démences rares et représentent un espoir concret pour les familles touchées, en accélérant les voies vers des diagnostics précoces et des traitements innovants", a réagi vendredi Lucie Leroux, responsable de Stop Alzheimer.








