Des surfacturations massives de la part d'infirmières à domicile 

 Des contrôles auprès de patients révèlent que, dans sept cas sur dix, des frais excessifs sont facturés pour des soins à domicile, ressort-il de chiffres obtenus par la VRT auprès de différentes caisses d'assurance maladie. Il s'agit de contrôles ciblés, menés à la suite de soupçons de surfacturation.

Après la révélation d'une fraude à grande échelle commise par une infirmière à domicile indépendante à Houthulst, la VRT a contacté plusieurs inspecteurs. Ces derniers ont qualifié le cas de Houthulst de particulier.
Mais, selon les inspecteurs, il est loin d'être une exception. La surfacturation, ou la facturation de soins non prodigués, est un problème systémique, affirment-ils, même si de nombreuses infirmières à domicile effectuent un excellent travail. Le système dans lequel elles évoluent ne fonctionne pas correctement. "Si vous deviez dépenser un euro pour chaque infirmière à domicile qui commet une fraude, vous seriez ruiné", déclare un inspecteur qui travaille depuis des années pour une caisse d'assurance maladie.
"Lors de mes contrôles, je dois réévaluer dans sept cas sur dix", explique un autre inspecteur. Cela signifie que le patient nécessite moins de soins que ce qui a été déclaré. Et moins de soins, bien sûr, se traduit par des dépenses moindres.
Ni l'Inami, ni l' Agence InterMutualiste n'ont confirmé les chiffres des inspecteurs. Ils n'obtiennent pas ces informations de la part des caisses d'assurance maladie.

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Derniers commentaires

  • Francois Planchon

    02 décembre 2025

    J'ai le souvenir d'une faillite à Hannut, suite à un conflit avec le personnel infirmier d'une société de soins à domicile qui faisait la totale :
    - le responsable avait effectué des études d'infirmier sans avoir obtenu le diplôme : il "facturait" ses prestations en utilisant le no inami de ses employé(e)s...
    - surfacturations de prestations
    - il payait le personnel infirmiers sur base horaire forfaitaire, tout en surchargeant des prestations impossibles à réaliser dans cet horaire,...
    - il s'est rendu insolvable en ne mettant rien à son nom... malgré sa condamnation au tribunal du travail pour des impayés à son personnel, et par l'INAMI pour sur-facturation / prestations au nom de ses employés.
    - malgré une faillite inexcusable, il a réussi à préserver l'immeuble où il exerce toujours, mais dans le commerce de matériel de soins...
    - il a obtenu gain de cause "à l'usure", personne n'ayant poursuivi le combat juridique des recouvrements sur base de l'inexcusabilité et de l'organisation d'insolvabilité.

    Conclusion : il serait urgent de mettre en place une législation plus musclée pour mieux protéger les victimes, et contrer les organisation d'insolvabilité, surtout quand il y a un patrimoine important qui reste présent... qui a été utilisé pour y exercer les activités en faillite, et qui a été acquis ou valorisé grâce à ces activités... Et surtout, en cas de fraude(s), il ne devrait pas y avoir de prescription !

  • Jean-François Blancke

    28 novembre 2025

    Ne pas confondre 7 cas sur 10 en cas de "soupçon" (donc anguille sous roche)
    Avec 70% de la profession qui frauderait