Plus d'un Belge sur cinq (22%) atteint de diabète ne possède pas de permis de conduire adapté, ressort-il mardi d'une enquête menée par l'Association du Diabète, la Diabetes Liga et l'institut Vias. Les trois associations rappellent que l'absence d'un tel permis peut avoir de lourdes conséquences, notamment en cas d'accident.
Toute personne atteinte de diabète dispose légalement d'un délai de quatre jours ouvrables après le diagnostic pour demander un permis adapté, quel que soit le traitement ou le type de diabète. Elles sont tenues d'obtenir un certificat d'aptitude à la conduite auprès de leur médecin ou d'un centre d'aptitude à la conduite. Ce permis doit être renouvelé tous les cinq ans (trois ans pour les conducteurs professionnels). Les personnes concernées doivent assurer elles-mêmes le suivi.
Cette obligation de posséder un permis adapté découle d'une réglementation européenne. Elle a été mise en place en raison des risques que peuvent représenter les fluctuations de la glycémie dans un contexte de conduite. Une hypoglycémie peut en effet entrainer tremblements, transpiration, pâleur, vertiges, sensation de faim, palpitations, etc., qui peuvent engendrer des difficultés à rester dans sa voie.
Parmi les 1.136 conducteurs atteints de diabète interrogés dans le cadre de l'enquête, 18% ignorent qu'un permis adapté leur est nécessaire et 27% pensent que cela ne s'applique qu'à certains types de la maladie, à partir d'un certain âge ou en cas de complication.
L'absence de permis adapté peut déboucher sur une amende et peut avoir des conséquences en cas d'accident, même sans lien avec la maladie, notamment un refus d'intervention de la compagnie d'assurance, rappellent l'Association du Diabète, la Diabetes Liga et l'institut Vias.
Ces derniers ont donc lancé une campagne de sensibilisation à destination des personnes atteintes de diabète et des professionnels de la santé.








