L’espérance de vie à la naissance s’élevait à 82,4 ans en Belgique en 2024, indique mercredi Statbel, l’office belge de statistique, sur base de son analyse de la mortalité générale. Ce chiffre marque une très légère hausse par rapport à 2023, soit une augmentation de 28 jours (+0,08 an).
Chez les femmes, l’espérance de vie à la naissance atteignait 84,4 ans, contre 80,3 ans chez les hommes. L’écart entre les sexes continue de se réduire : il s’établit désormais à 4,14 années, alors qu’il atteignait encore 6,42 ans en 1997. Par rapport à l’an dernier, l’augmentation reste modeste pour les deux sexes, avec un gain de 34 jours pour les femmes (+0,09 an) et de 28 jours pour les hommes (+0,08 an).
Des écarts régionaux persistants
L’espérance de vie reste la plus élevée en Région flamande, où elle atteignait 84,1 ans en 2024. Elle était de 82,1 ans à Bruxelles et de 80,7 ans en Wallonie. La Flandre enregistre la plus forte progression annuelle, avec un gain de 324 jours (+0,89 an), loin devant la Wallonie (+0,05 an, soit 20 jours). À Bruxelles, le chiffre est resté pratiquement stable, avec une très légère baisse de 10 jours (-0,03 an). Ce recul s’explique principalement par une diminution de l’espérance de vie chez les femmes (-33 jours), partiellement compensée par une hausse chez les hommes (+18 jours).
Le Limbourg en tête, le Hainaut en queue
Statbel a également publié les chiffres par province, calculés sur la période 2022-2024 pour plus de stabilité. Le Limbourg arrive en tête avec une espérance de vie de 83,8 ans, suivi par le Brabant flamand (83,7 ans). Toutes les autres provinces flamandes dépassent également les 83 ans : Flandre orientale et Anvers (83,1 ans), Flandre occidentale (83,0 ans).
En Wallonie, seule la province du Brabant wallon atteint 83,0 ans. Les provinces de Luxembourg et de Namur enregistrent chacune 80,6 ans, Liège 80,5 ans, tandis que le Hainaut reste la seule province en dessous de la barre des 80 ans, avec une espérance de vie de 79,6 ans.
Statbel précise que ces écarts régionaux s’expliquent notamment par des différences en matière de statut socio-économique, d’accès aux soins et de comportements de santé.








