La Clinique Saint-Luc Bouge réduit ses délais pour les examens du sommeil à six semaines

La Clinique Saint-Luc à Bouge parvient à contenir les délais d’attente pour les examens de polysomnographie, en les ramenant à six semaines. Une performance rendue possible par l’extension de sa capacité d’accueil, alors que les listes s’allongent ailleurs dans le pays.

Alors que plusieurs quotidiens rapportaient récemment des délais de six à huit mois pour réaliser un examen polysomnographique, tant en Wallonie qu’en Flandre, la Clinique Saint-Luc Bouge annonce avoir réduit ses temps d’attente à six semaines. Depuis janvier, l’unité de prise en charge des troubles du sommeil est passée de sept à neuf lits d’enregistrement nocturne.

« Aujourd’hui, on estime que près de 30 % de la population souffrent de problèmes chroniques de sommeil », explique le Dr Richard Frognier, pneumologue et responsable de l’unité du sommeil à Bouge. « Ces troubles sont de mieux en mieux reconnus, ce qui entraîne une demande accrue de diagnostics et de soins spécifiques. »

Une capacité renforcée pour répondre à la demande

Face à cette pression croissante, la Clinique Saint-Luc Bouge a décidé d’augmenter sa capacité d’accueil. « Nos sept lits étaient occupés chaque nuit et les listes d’attente commençaient à s’allonger », indique le Dr Frognier. « Grâce à l’ajout de deux lits, nous pouvons désormais proposer un examen polysomnographique dans un délai de cinq semaines, ce qui est très court au regard de la situation nationale. »

La hausse de la demande s’explique, selon le spécialiste, par plusieurs facteurs : vieillissement de la population, sensibilisation accrue à l’importance du sommeil, usage intensif des écrans, mais aussi augmentation du surpoids et de l’obésité, « qui constituent une cause majeure du syndrome d’apnées du sommeil ».

Une équipe multidisciplinaire et une prise en charge rapide

L’unité du sommeil de Bouge accueille les patients dès l’âge de 15 ans, quels que soient les troubles rencontrés. Elle repose sur une équipe multidisciplinaire composée de médecins, psychologues, infirmiers et kinésithérapeutes.

« Nous recevons les patients en consultation pré-polysomnographique afin de préciser leurs symptômes et d’orienter les examens. Le lendemain de la nuit d’enregistrement, les résultats sont discutés en équipe et communiqués au patient, avec une proposition de traitement adaptée », précise encore le Dr Frognier.

Pour le spécialiste, cette extension de l’unité est essentielle pour répondre à la demande croissante, mais elle ne saurait remplacer une approche de prévention plus large. « Une réforme de la convention actuelle de prise en charge du syndrome d’apnées du sommeil est indispensable, mais elle ne doit pas faire oublier les autres pathologies du sommeil, ni l’importance d’une bonne hygiène de vie. »

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