La Flandre prête à aider le Fédéral contre son propre système de sécurité sociale et de soins

 "La Flandre est prête à prendre en charge ce qui n'est plus financé au niveau fédéral", mais en échange, elle doit également obtenir une part du gâteau, à savoir des compétences homogènes telles qu'un système de sécurité sociale et de soins de santé qui lui soient propres, ainsi qu'une autonomie fiscale. C'est ce qu'a déclaré vendredi le ministre-président flamand Matthias Diependaele (N-VA) dans son discours prononcé à Courtrai, en vue de la Fête de la Communauté flamande du 11 juillet.

C'est un grand classique de la fête flamande: le chef du gouvernement flamand insiste sur la nécessité d'une plus grande autonomie et de compétences complémentaires pour la Flandre. Le ministre-président flamand Matthias Diependaele n'a pas fait exception à la règle. Il estime ainsi que la Belgique est "fondamentalement mal conçue". 
Avec Bart De Wever (N-VA), il y a certes un "chef flamand" aux commandes de la cuisine fédérale "qui tente de mener une politique belge à la flamande", mais cela n'offre, selon M. Diependaele, aucune garantie à long terme. 
Compte tenu de la situation budgétaire précaire au niveau fédéral, M. Diependaele laisse entrevoir la possibilité d'une aide supplémentaire de la part de la Flandre. 
"La Flandre est prête à prendre en charge ce que le gouvernement fédéral ne finance plus", a-t-il affirmé. Elle ne le fait pas pour faire plaisir à Bart De Wever. Elle demande "un gros poisson" en échange, clin d'œil à une ancienne revendication de la N-VA lors de précédentes négociations sur les réformes de l'État. 
Concrètement, la Flandre réclame des "compétences homogènes" et "l'autonomie fiscale". Par cette autonomie fiscale, M. Diependaele entend que la Flandre perçoive elle-même les impôts et finance ainsi ses propres compétences et services publics. 
"Nous transférons ensuite au gouvernement fédéral un montant destiné aux compétences exclusivement fédérales, comme la défense, par exemple", a déclaré le chef du gouvernement flamand. 
Ce système constituerait une rupture nette avec le modèle de financement actuel, mais il s'inscrirait, selon le ministre-président issu de la formation nationaliste flamande, dans une loi politique séculaire selon laquelle "les responsables politiques chargés des dépenses doivent également l'être pour les recettes".
Selon M. Diependaele, la solution au problème fédéral pourrait résider en Flandre, si celle-ci parvient à "poursuivre son développement" et à créer de la prospérité. Mais pour cela, la Flandre doit pouvoir assumer elle-même "l'entière responsabilité d'une sécurité sociale et d'un système de santé solides". 
"La responsabilité fiscale propre et des compétences homogènes vont de pair. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons contribuer efficacement à supporter la charge financière qui, aujourd'hui, relève du niveau fédéral. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons protéger notre prospérité. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons faire croître notre prospérité", a poursuivi M. Diependaele. 
La question est de savoir dans quelle mesure la proposition de M. Diependaele est réaliste, surtout à court terme. Pour transférer ces compétences à la Flandre et accorder une autonomie fiscale aux régions, une réforme de l'État est nécessaire; or, il a été convenu au niveau fédéral qu'aucune réforme institutionnelle de grande envergure ne serait entreprise au cours de cette législature.

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Derniers commentaires

  • Robin GUEBEN

    11 juillet 2026

    Pas fâché qu'on s'éloigne de modèle flamand de santé personnellement, mais s'il y a scission, il y a scission des pensions également. Si Flandre-Nation veut son essor, les travailleurs wallons n'ont pas à gérer les pensions des flamands !