Le CD&V veut élargir l'accès au soutien financier pour les soins palliatifs à domicile, afin que les patients puissent y rester plus longtemps. Actuellement, les patients ne peuvent prétendre à cette allocation que si leur espérance de vie est inférieure à trois mois. La députée Els Van Hoof a déposé une proposition de loi visant à porter ce délai à un an.
Selon une étude des Mutualités Chrétiennes, seule une personne sur quatre décède à son domicile. La députée Els Van Hoof trouve "particulièrement pénible" que si peu de personnes puissent passer leurs derniers instants chez elles, alors que beaucoup le souhaitent. "Il est donc essentiel que l'aide soit disponible en temps opportun, et non pas seulement au dernier moment. Le délai actuel de trois mois est tout simplement trop court", estime-t-elle.
Pour les patients qui choisissent de rester à domicile, les frais s'accumulent rapidement, alors qu'à l'hôpital, ils sont généralement pris en charge. L'allocation de soins palliatifs, d'un montant de 850 euros renouvelable une fois, contribue à compenser cette inégalité, mais arrive souvent trop tard, selon Els Van Hoof. De plus, il est difficile pour les médecins d'estimer précisément l'espérance de vie, ce qui signifie que certaines personnes se voient parfois refuser l'accès à l'aide financière dont elles ont réellement besoin.
Avec cette proposition de loi, le CD&V entend mieux adapter le système à la réalité actuelle, à apporter plus rapidement le soutien nécessaire aux personnes et à leur donner la possibilité de mieux organiser leur parcours de soins. À long terme, la députée souhaite remplacer le critère de l'espérance de vie par un critère fondé sur les besoins de soins du patient. "Cependant, nous ne pouvons pas attendre : en prolongeant la durée dès maintenant, nous garantissons une meilleure qualité de vie au plus grand nombre et nous assurons aux patients, ainsi qu'à leurs familles, sérénité, temps et dignité."
Selon la députée, la proposition est également tenable sur le plan budgétaire. "En 2026, un budget de plus de 30 millions d'euros a été alloué aux soins palliatifs. Or, ces dernières années, une nette sous-utilisation de ce budget a été régulièrement constatée", explique-t-elle.








