Le Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (CIUM) a renouvelé son organe d’administration à l’aube de la rentrée académique. Zoé Lafont succède à Elias Fariss à la présidence. Parmi les priorités : le statut des étudiants en médecine, le non-défraiement des gardes, mais aussi le développement des activités pratiques et la visibilité du comité auprès des étudiants.
Après avoir dressé le bilan de l’année écoulée, le CIUM a élu Zoé Lafont à sa présidence. Jusqu’ici Secrétaire Générale, elle succède à Elias Fariss, qui devient vice-président.
« Le CIUM a été créé par des étudiants pour les étudiants. Nous sommes là pour coordonner les actions mais nous tenons à permettre aux étudiants de porter eux-mêmes leurs propres activités. L'ambition affichée est qu'il ne soit pas nécessaire de siéger au conseil d'administration pour lancer un projet, et que chaque activité organisée par un étudiant en inspire d'autres. »
Les gardes non défrayées, dossier prioritaire
La nouvelle présidente entend notamment poursuivre le combat engagé autour des gardes effectuées par les étudiants en médecine.
« Le dossier le plus sensible reste celui des gardes non défrayées, qui avait provoqué un mouvement de grève chez les étudiants en médecine de Mons et de l'ULB. Un accord avait été trouvé avec un hôpital, le HUB, mais sa mise en œuvre dépend désormais d'une validation par l'ONSS, qui bloque actuellement le dossier. En cas de refus catégorique, le CIUM devra rouvrir les négociations. Pour rappel, nous avons travaillé main dans la main avec d'autres associations étudiantes. Nous aimerions, dans ce dossier, dépasser un simple accord tacite avec le HUB et d’autres hôpitaux. Nous voudrions réellement essayer d'aboutir à un texte de loi qui encadre notre statut. Je rappelle que nous ne sommes pas médecins, pas PG… sauf qu'on rentre un peu dans les conditions de PG, mais pas tout à fait. »
Le CIUM veut ainsi obtenir une reconnaissance légale du statut des étudiants effectuant des stages hospitaliers, aujourd’hui dans un vide juridique : ni médecins ni assimilés au personnel soignant reconnu, alors qu’ils remplissent en pratique des fonctions proches. « Un texte de loi devrait être porté en la matière. »
Faire davantage connaître le CIUM
L’autre enjeu de cette rentrée concerne la visibilité du comité. Financé par la Fédération Wallonie-Bruxelles, le CIUM regroupe des représentants des étudiants en médecine de cinq universités francophones : l’Université de Mons, l’Université libre de Bruxelles, l’Université de Liège, l’Université de Namur et l’Université catholique de Louvain. Il s’articule autour de trois pôles : MedVoice pour la défense des étudiants, MedValley pour les activités pratiques et MedCup.
Bien implanté à Mons et à l'ULB, il souhaite consolider ses liens avec les autres facultés, notamment à Liège et à Namur. « Nous réfléchissons à notre visibilité sur Instagram notamment », indique Zoé Lafont.
Benjamin Riche, réélu administrateur et trésorier, souligne la difficulté de mobiliser les étudiants dès les premières années : « L'investissement associatif se heurte fréquemment à la charge de travail et aux contraintes cliniques des étudiants. Ils le disent lors de ces rencontres. Les étudiants en première année de bachelier peinent à se projeter dans le travail syndical (stages, gardes, quotas), souvent jugé trop éloigné de leur quotidien axé sur les cours fondamentaux. Nous allons poursuivre la sensibilisation. »
Les activités pratiques constituent à cet égard une porte d’entrée. Au cours de l’année écoulée, les ateliers de réanimation cardiopulmonaire, d’intubation, de sutures ou de préparation aux stages ont attiré entre 50 et 60 participants à chaque fois. Le CIUM entend poursuivre le développement de MedValley, avec l’objectif d’améliorer la pratique des étudiants en médecine.
Un organe d’administration renouvelé
Outre Zoé Lafont à la présidence, Elias Fariss est réélu administrateur et devient vice-président. Benjamin Riche reste administrateur et devient trésorier. Damien Leclere est réélu administrateur et confirmé comme responsable de MedValley.
Deux nouveaux étudiants rejoignent également l’organe d’administration : Sacha Luc, nommé Coordinateur interuniversitaire, et Amandine Frigo, responsable de la communication. Samy Bouzid est réélu Administrateur-Gestionnaire.
Loïc Mikus quitte l’organe d’administration mais reste membre effectif chargé de la défense des étudiants. Mateo Falcon et Jeanne Vallée quittent leurs fonctions au sein du CIUM ainsi que leur mandat d’administrateur.

Sur la photo : De gauche à droite:
• Sacha Luc — élu administrateur et nommé Coordinateur interuniversitaire ;
• Amandine Frigo — élue administratrice et nommée Responsable de la communication.
• Zoé Lafont — réélue administratrice et élue Présidente, après avoir exercé la fonction
de Secrétaire générale ;
• Elias Fariss — réélu administrateur et élu Vice-président, après avoir exercé la
présidence ;
• Benjamin Riche — réélu administrateur et nommé Trésorier, après avoir assuré la
coordination interuniversitaire ;
• Damien Leclere — réélu administrateur et confirmé dans ses fonctions de
Responsable MedValley ;








