L'eau souterraine captée à Mont-Saint-André (Ramillies), dans l'est du Brabant wallon, affiche le plus haut taux en Wallonie d'un résidu de pesticide, la desphényl-chloridazone, issu de la chloridazone, herbicide utilisé sur les cultures de betteraves, interdit depuis 2021. Des documents obtenus par la RTBF montrent que la Société wallonne des eaux (SWDE) et le Service public de Wallonie étaient au courant depuis 2018, annonce la chaîne publique vendredi.
Il aura fallu plus de cinq ans pour régler le problème, poursuit la RTBF, et cela sans que les citoyens et la commune n'en soient informés.
La commune de Ramillies explique avoir découvert l'information cette semaine et pointe la responsabilité de la SWDE et de la Région. "Ce manque de transparence est inacceptable", s'offusque-t-elle. "Même si les mesures actuellement mises en place jouent leur effet et permettent que l'eau distribuée soit dans des normes applicables à ce jour, le passif du dossier impose que des actions soient prises", affirme le collège communal.
Les autorités communales réclament aussi la tenue rapide d'une réunion avec la SWDE et le cabinet du ministre wallon de la Santé et de l'Environnement, Yves Coppieters.
Le captage de Mont-Saint-André (Ramillies) alimente 5.130 raccordements répartis sur 11 villages: Thorembais-Saint-Trond (Perwez), Orbais (Perwez), Grand-Rosières-Hottomont, Geest-Gérompont-Petit-








