Pour le ministre wallon de la Santé Yves Coppieters, les chiffres de surmortalité pendant la vague de chaleur de fin juin publiés mercredi par Sciensano sont "préoccupants". Ils "doivent être pris avec tout le sérieux nécessaire", estime-t-il dans un communiqué.
Pour l'élu des Engagés, ces chiffres "confirment que les vagues de chaleur constituent désormais un véritable enjeu de santé publique. Ils dépassent clairement l'impact observé lors de la vague de chaleur d'août 2020 et atteignent, dans certaines zones, des niveaux comparables à ceux observés lors de certains épisodes de la crise Covid."
Selon les chiffres de Sciensano, c'est le sud du pays qui a été le plus durement touché, avec une surmortalité de 76% en Wallonie pour 31,4% en Flandre et 60,9% à Bruxelles. Les personnes âgées n'ont pas été les seules concernées puisque l'on remarque une surmortalité de 61,3% chez les 15-64 ans.
Le ministre reste prudent : "les données actuellement disponibles ne permettent pas encore d'expliquer précisément les causes de cette surmortalité, notamment au regard des comorbidités et des différents facteurs de vulnérabilité." Il rappelle que, dès le 15 mai, l'AVIQ a activé le plan "forte chaleur et pics d'ozone".
Mercredi, la Conférence interministérielle (CIM) Santé a proposé de nouvelles mesures prioritaires pour mieux affronter les futures vagues de chaleur, dont un accès garanti à des espaces frais. "Je présenterai demain (jeudi) ces conclusions au gouvernement wallon afin d'identifier avec mes collègues les mesures pouvant être rapidement mises en œuvre dans les compétences régionales, notamment en matière de protection des personnes isolées, d'accès à des lieux frais, d'amélioration de l'accès à l'eau potable et de renforcement de la préparation des institutions accueillant des publics fragiles", indique-t-il.
> Lire l'intégralité des chiffres de Sciensano
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Derniers commentaires
Robin GUEBEN
09 juillet 2026On ne peut pas nier que la canicule a eu une surmortalité pour le mois de Juin 2026, mais qu'aurait-on pu faire à court de moyens avec une latence de crise si longue ? Même les mesures préventives ne sont toujours pas acquises alors que le 26/06/2026 était le jour le plus chaud de l'histoire et que c'était la canicule la plus précoce et la plus longue de l'histoire. Juste des conseils de précaution "courage hein" pour la canicule suivante qui arrive.
Il est aussi un peu trop tôt pour stigmatiser l'un ou l'autre ou parler de menace existentielle déjà maintenant comme Jancovici (le seuil dépassé arrivera mais on ne sait pas encore le dire avant la fin de l'été). Les crises tuent les personnes fragiles en premier. La canicule tue en été, je pense qu'il faut atteindre la fin de l'été pour pouvoir comparer et se dire "maintenant c'est capital d'agir" parce que ça tue des jeunes et des actifs et on est en train de détruire notre économie plus que si on applique pas de l'écologie punitive.
Quand on parle de prévention, il faut désormais entendre "protection bouclier à une survenue de crise d'effet de serre". L'Europe est responsable à 8% des émissions de gaz à effet de serre. Les coupables à 92% sont la Chine, les USA et l'Inde et ils n'arrêteront pas. Cela n'a pas de sens de faire une prévention de diminution de CO2, il faut faire une prévention de protection aux effets du CO2. Comment financer ? Via la sécurité sociale par concept OneHealth. En parallèle, il faut financer la recherche pour trouver une nouvelle forme d'énergie comme la fusion nucléaire non polluante des fours Tokamak, qui permettra de stopper les productions de CO2 issu des combustions. Mais se focaliser sur les solutions ne stoppera pas la latence de l'effet de serre déjà actuel.
Alain Pierson
09 juillet 2026Récupération politique.