Les patients ne maîtrisant pas les langues nationales peuvent, dans les hôpitaux, recourir à des médiateurs interculturels. En 2024, ce dispositif a représenté une dépense de 7,666 millions d’euros pour l’État fédéral, selon des chiffres communiqués par le ministre des Affaires sociales Frank Vandenbroucke (Vooruit) en réponse à une question du sénateur Vlaams Belang Klaas Slootmans.
Au total, 127 médiateurs interculturels étaient actifs dans les hôpitaux en 2024, pour 136.518 interventions. Le système a été utilisé pour un large éventail de langues, principalement le turc, l’arabe et le berbère. Le russe et le bulgare figurent également parmi les langues fréquemment rencontrées, relève Klaas Slootmans.
« Ces chiffres montrent une nouvelle fois comment la Belgique évolue de plus en plus vers un État multiculturel de facilités, où le multilinguisme est financé de manière structurelle, tandis que la population propre se retrouve de plus en plus souvent, littéralement et figurativement, laissée dans le froid », réagit le sénateur. « Cela contraste fortement avec la situation des néerlandophones, qui dans les hôpitaux bruxellois ne sont même pas aidés dans leur propre langue. »
Les dépenses ont fortement augmenté au cours de la dernière décennie. En 2013, 74 médiateurs avaient réalisé 80.760 interventions pour un coût de 2,662 millions d’euros. En 2019, le dispositif comptait 117 médiateurs, avec 114.060 interventions et une facture de 3,822 millions d’euros. Pendant la période du Covid (2020-2021), le nombre de médiateurs est resté stable à 117, tandis que les coûts sont montés à 4,049 millions d’euros puis à 5,102 millions d’euros.
En 2024, 127 médiateurs ont effectué 136.518 interventions, pour un coût total de 7,666 millions d’euros.
« En à peine dix ans, le coût a donc presque triplé, ce qui est manifestement la conséquence directe d’une politique migratoire fédérale défaillante, qui impose à la Flandre des factures exorbitantes. Alors que nos hôpitaux ploient sous les pénuries de personnel et les listes d’attente, nous injectons des millions dans des interprètes pour ceux qui refusent de s’adapter », fustige Klaas Slootmans.









Derniers commentaires
Francois Planchon
12 février 2026euh... désolé, mais la législation linguistique est formelle ; les services publics s'adressent au public EXCLUSIVEMENT dans les 3 langues nationales...
Si il y a besoin d'interprètes, c'est aux patients de les fournir et pas aux institutions de les financer !
Quand on va dans un pays, le minimum est de parler une des langues nationales...
Ce n'est pas aux services publics de pallier ces manquements !
Charles KARIGER
06 février 2026Ce n’est qu’un début, bonnes gens !
Inexorablement, nos établissements de soins (tout comme nos médecins-solo et nos MM) devront tenir compte du Consentement MULTILINGUE ÉCLAIRÉ.
Rappel théorique :
Le consentement du patient doit être recherché dans tous les cas, sauf urgence ou impossibilité. En cas de refus, le médecin doit respecter cette décision après avoir informé le patient des conséquences.
Ces dispositions s’appliquent à tous les actes médicaux, que ce soit dans un cadre public ou libéral.
S'agissant des informations obligatoires devant figurer dans le consentement, le consentement du patient doit être libre et éclairé, ce qui implique que le médecin doit fournir une information complète et COMPRÉHENSIBLE sur le traitement proposé.
Les informations obligatoires incluent :
Une explication claire et appropriée sur l’état de santé du patient, les investigations et les soins proposés
Les risques connus du traitement, qu’ils soient fréquents ou graves
Les conséquences des choix du patient, notamment en cas de refus de traitement
Les Informations sur le traitement :
Nature et objectif
Technique utilisée Déroulement pratique (nombre de séances, durée, fractionnement)
Les bénéfices attendus
Effets escomptés du traitement
Alternatives thérapeutiques possibles
Les risques et effets secondaires :
Effets indésirables précoces (aigus)
Effets indésirables tardifs possibles
Séquelles potentielles
Les autres éléments :
Conséquences prévisibles en cas de refus
Possibilité de retirer son consentement à tout moment
Signature du patient et date
Signature du médecin
Le consentement doit être précédé d'une INFORMATION ORALE CLAIRE lors de la consultation médicale. Il n’est pas soumis à une forme particulière, sauf dans des cas spécifiques prévus par la loi (par exemple recherche biomédicale).
UN ÉCRIT EST CEPENDANT TOUJOURS CONSEILLE pour démontrer que le consentement a bien été recueilli. Le document écrit vient compléter et tracer cette information.
Ccl : un soignant, dix interprètes ? Budget ?