Quelque 4,7 millions d'euros supplémentaires vont être investis cette année dans les soins psychologiques de première ligne dans le cadre du plan 'Retour au Travail'. Cet investissement doit permettre de détecter et de prendre en charge plus rapidement les problèmes psychologiques, de contribuer à prévenir l'incapacité de travail de longue durée tout en fournissant un meilleur accompagnement dans le retour sur le marché du travail, indique lundi le cabinet du ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit).
Lors du conclave budgétaire de novembre dernier, le gouvernement fédéral avait approuvé une quatrième vague de mesures visant à renforcer la politique de retour au travail et à mieux accompagner les personnes en incapacité de travail de longue durée vers la reprise du travail.
Plusieurs priorités avaient été définies, dont celle d'empêcher les entrées en incapacité de travail de longue durée par la prévention et la détection précoce. Quelque 4,7 millions d'euros supplémentaires seront investis dans ce cadre, annonce ce lundi le ministre Vandenbroucke en marge d'un événement organisé par Kom op tegen Kanker et l'ASBL Vlaams Patiëntenplatform, qui souhaitent unir leurs forces avec les organisations patronales, les syndicats, les mutualités et les services de prévention afin d'améliorer structurellement la reprise du travail pendant ou après une maladie grave ou de longue durée.
Sur ces 4,7 millions d'euros, 3,2 millions seront répartis entre les réseaux de santé mentale afin de permettre l'organisation d'un plus grand nombre de séances de psychologie de première ligne. Les 1,5 million restants seront spécifiquement axés sur les demandeurs d'emploi dont l'accompagnement sera plus proactif. Un soutien psychologique sera également proposé dans les lieux où les personnes sont activement accompagnées vers l'emploi, tels que les services régionaux pour l'emploi et les mutualités.
Depuis 2021, les personnes concernées peuvent avoir recours plus rapidement et plus facilement aux soins psychologiques de première ligne. Plus de 600.000 personnes ont déjà fait usage de cette possibilité. Six mois après le début d'un parcours moyen de six séances, une baisse de l'absentéisme de 41 % a été constatée, passant de cinq à deux jours par mois, rappelle enfin le cabinet du ministre.








