Sur les 6.674 candidats attendus au concours d’entrée en médecine et dentisterie organisé jeudi en Fédération Wallonie-Bruxelles, seuls un peu plus de 5.200 se sont effectivement présentés, soit un taux de participation de 79,3 %. Près de 21 % des personnes inscrites n’ont donc pas passé l’épreuve, un chiffre en hausse par rapport à l’an dernier (15 % en 2024).
La troisième édition du concours s’est tenue dans trois palais de Brussels Expo. L’ARES, qui organisait l’épreuve, fait état d’un déroulement « réussi ». Un peu plus de 916 participantes et participants avaient déjà tenté leur chance lors d’une précédente édition, ce qui représente environ 17 % du total. Parmi les présents, quelque 3.600 sont résidents, contre plus de 1.660 non-résidents. La participation est majoritairement féminine : plus de 3.500 femmes contre environ 1.750 hommes. Côté filières, près de 4.120 personnes visent la médecine et un peu plus de 1.170 la dentisterie.
Une centaine de personnes ont bénéficié d’un aménagement raisonnable accordé par le jury, principalement sous forme de temps supplémentaire.
Puisqu’il s’agit d’un concours, seuls les candidats classés en ordre utile pourront entamer des études : 1.462 en médecine et 186 en dentisterie. Le nombre de non-résidents est limité à 15 % maximum, soit 201 admissibles en médecine et 26 en dentisterie.
L’épreuve consistait en 80 questions à choix multiple, réparties en deux séries de 40, couvrant six matières : chimie, biologie, physique, mathématiques, raisonnement et communication.
« Je tiens à saluer l’engagement des candidates et candidats, ainsi que le travail des équipes mobilisées pour garantir le bon déroulement de cette épreuve exigeante », a déclaré Laurent Despy, administrateur de l’ARES. Il a insisté sur l’importance d’une organisation centralisée et d’un format sur papier « garantissant l’équité ».
Les résultats individuels seront consultables en ligne dès le samedi 6 septembre, avec la possibilité de télécharger directement les attestations d’admission.
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Derniers commentaires
Justie ESSOWÉ
28 aout 2025“21 % d’absents au concours ARES ? Rien d’étonnant.”
Quand on voit les obstacles que rencontrent les étudiants hors UE pour obtenir un visa à temps, ce chiffre devient une conséquence logique, pas une surprise.
Rendez-vous TLS saturés dès juin.
Frais supplémentaires pour des rapprochements.
Dossiers transmis mais accusés de réception tardifs.
Et tout ça pour un concours non reportable, décisif pour notre avenir.
L’ARES le sait.
Les ambassades le savent.
Et pourtant, aucune procédure spécifique n’est mise en place pour garantir l’accès des étudiants internationaux à ce concours.
On ne demande pas des privilèges.
On demande que les délais de visa soient alignés avec les échéances académiques.
On demande que les étudiants hors UE soient intégrés dans l’organisation, pas laissés à l’écart.
C’est hypocrite de parler d’un concours “réussi” quand plus de 1.400 candidats n’ont même pas pu se présenter, et que parmi eux, une grande partie sont des étudiants hors UE bloqués par les procédures de visa.