Comment faire revenir les médecins à la médecine scolaire ? Personne ne possède la solution à ce stade. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la députée Sophie Fafchamps (Les Engagés) s’inquiète de voir « les services de promotion de la santé à l’école (PSE) confrontés à une criante pénurie de médecins, ce qui rend quasi impossible la réalisation de l’ensemble des bilans de santé auprès des enfants dans les délais prévus ».
Cette situation n’est malheureusement pas nouvelle et Valérie Lescrenier, vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Enfance, hérite d’une situation compliquée par le numerus clausus : « Même si c’est moins le cas au niveau des consultations pour les tout-petits, nous observons une pénurie de médecins généralistes scolaires. Un tel constat est problématique, car nous connaissons l’importance des bilans de santé, qui sont réalisés auprès des 900 000 élèves et étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui permettent de détecter des troubles, notamment d’apprentissage. »
Pour rappel, plusieurs facteurs expliquent aujourd’hui les difficultés de recrutement et de fidélisation des médecins scolaires : un statut peu attractif et une rémunération jugée insuffisante, des conditions d’exercice parfois complexes, une faible valorisation de la médecine préventive dans la formation initiale, ainsi qu’un manque de visibilité et de reconnaissance du rôle essentiel joué par les médecins scolaires dans la santé des enfants et des jeunes.
Des pistes de solution à court terme
À son niveau, elle cherche des solutions : « Nous travaillons à toute une série de mesures afin d’instaurer un plan d’action. Parmi les dispositions à court terme, que nous pourrions déployer dès 2027, figure la possibilité d’élargir la formation aux médecins assistants ou de permettre de suivre la formation en ligne. » Concrètement, il serait possible d’alléger les conditions d’exercice en PSE, notamment en permettant aux médecins assistants en cours de spécialisation d’y exercer. L’ambition est également de revoir les modalités d’évaluation et d’accès au certificat en médecine préventive.
Les infirmières et les équipes mobiles constituent une autre piste : « Nous devons absolument maintenir les bilans de santé, même s’ils ne sont que partiels, en nous appuyant notamment sur le rôle important que peuvent jouer les infirmiers dans la réalisation de ces bilans. Il convient de renforcer la délégation de certains actes aux infirmières, à l’image de la vaccination, qu’elles peuvent aujourd’hui assurer en toute autonomie. Une autre piste est la création d’équipes mobiles de médecins. Enfin, le dernier élément sur lequel nous pouvons travailler de manière immédiate concerne les actions de valorisation de la fonction essentielle qu’est la médecine scolaire. »
Pas moins d’argent
La ministre est consciente de la faiblesse des solutions actuelles : « Pour les actions à moyen et à long terme, je continuerai à consulter, à concerter et à avancer avec le secteur. » Elle entend mettre en place des mesures structurelles, notamment en faveur d’une meilleure reconnaissance de la médecine scolaire, d’un renforcement de sa place dans la formation initiale des futurs médecins et d’une adaptation de l’organisation des bilans de santé. Elle s’est aussi engagée à ce qu’aucune réduction de l’enveloppe allouée aux services PSE n’ait lieu et à ce que le forfait par élève soit maintenu afin de garantir la continuité des missions de prévention, d’accompagnement et de suivi de la santé des élèves.









Derniers commentaires
Charles KARIGER
14 septembre 2026Bla-bla-bla dirait la bécassine scandinave.
Depuis de nombreuses années, il est devenu rare que des écoliers FéWéBé soient examinés régulièrement par un médecin.
Au lieu d’un examen annuel comme autrefois, il n’est plus prévu qu’un « MAXIMUM » de deux examens en six ans en école primaire. Deux… rien que deux... (moins les innombrables «circonstances », absences, manque de moyens de transport,… grèves…) Et par-dessus : « Selon une récente enquête de l’ONE citée par la RTBF, environ 25% des élèves passeraient aujourd’hui leur visite médicale scolaire SANS INTERVENTION D’UN MÉDECIN ».
Un chien avec un chapeau convient. « On disait » qu’il y a encore des examens sanitaires en milieu scolaire.
Implicitement, Mme la Ministre reconnaît l’effondrement (TRÈS ANCIEN !) de son « machin :
« Nous devons absolument maintenir les bilans de santé, même s’ils ne sont que partiels, »
Mais elle cache que l’inflation rogne jour après jour son budget lorsqu’elle annonce : « … QUE LE FOR-FAIT PAR ÉLÈVE SOIT MAINTENU ».
Xavier Gérard
14 septembre 2026Étonnant qu'ils n'aient pas proposé que cette tache soit déléguée à un infirmier de pratique avancé ou à un Pharmacien tiens...
On exige de nous des compétences XL, des responsabilités, de la disponibilité,etc. Exigeons un reconnaissance digne de ce nom!