PFAS : « Le généraliste est le premier interlocuteur des patients »

Le 26 mars dernier, à la Régie provinciale autonome Hainaut Sécurité à Bauffe, le référent PFAS de l’administration wallonne a annoncé la restitution prochaine des résultats de l’analyse du questionnaire lié au biomonitoring PFAS.

Pour la région de Chièvres, les résultats de l’étude seront transmis aux participants lors d’une séance d’information qui se tiendra le 13 avril prochain. Au Parlement wallon, le ministre a aussi insisté sur le rôle des généralistes dans son approche. « En cas d’inquiétudes ou de questions, je rappelle que le médecin généraliste reste le premier interlocuteur pour faire le point avec son patient. »

Les généralistes recontactés par l’AViQ

En parallèle du schéma de restitution, le ministre a confirmé que l’AViQ recontacte les médecins, pédiatres, pharmaciens et autres acteurs des zones concernées afin de les avertir de ces réunions citoyennes et de leur rappeler la documentation PFAS mise à leur disposition. « Lorsque l’on va faire la restitution à Chièvres et dans les autres communes, on va présenter des moyennes de comportement, de consommation d’eau, d’alimentation, etc. Ce sont des échantillons représentatifs d’une population, pas des conseils individuels. Chacun sait ce qu’il a coché comme comportement dans son questionnaire et c’est à partir de là que la réflexion individuelle doit se faire. »

Mieux comprendre les habitudes

« Le principe de communication de ces résultats suit la séquence qui est appliquée pour toute restitution, laquelle consiste, dans un premier temps, à envoyer une invitation aux participants au biomonitoring ; ceux-ci devraient l’avoir reçue ce jour. Les résultats seront ensuite présentés en priorité aux bourgmestres des communes concernées par un biomonitoring, ce qui est prévu le 13 avril 2026 en matinée pour Chièvres, Nandrin, Florennes et les communes desservies par le feeder du Hainaut. Enfin, une réunion d’information sera organisée à destination des citoyens ; elle se tiendra à Chièvres le 13 avril en soirée », explique encore le ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, au Parlement.

Cinq réunions sont ainsi programmées dans les semaines qui viennent. « Pour rappel, la macroanalyse de ces questionnaires a pour objet de dégager les habitudes de vie et de consommation qui semblent induire une plus forte imprégnation des citoyens par les PFAS. Sa plus-value consiste à permettre à chacun de se positionner face à ces facteurs et, au besoin, de modifier ses habitudes pour limiter son exposition aux PFAS », a conclu le ministre.

Lire aussi : Santé environnementale : trois leviers que le généraliste peut activer tout de suite

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Derniers commentaires

  • Nathalie PANEPINTO

    11 avril 2026

    L'Etat, c'est la grande fiction par laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. -citation de Frédéric Bastiat

  • Robin GUEBEN

    09 avril 2026

    Il est illusoire de penser que le généraliste va refroidir la patate chaude qu'aucun membre de l'État ne veut prendre. Céline Tellier a essayé de masquer le scandale et de ralentir et d'atténuer le plus possible les mauvaises nouvelles et ça l'a tuée politiquement. Si des patients veulent des examens paracliniques plus fréquents (et donc plus coûteux) parce qu'ils ont été exposés aux PFAS, moi généraliste je ne veux pas prendre la responsabilité de l'intuition. Si l'État a peur de l'explosion des coûts, qu'il cherche un coupable pollueur-payeur et qu'il arrête de diminuer sa responsabilité sur les généralistes. Mes ex-beaux-parents et mon ex-belle-soeur habitent derrière l'église de Chièvres et j'y ai bu de l'eau et mangé des légumes du potager plusieurs fois. Pour moi liégeois à l'autre bout de la Belgique aux habitudes exemplaires, qui sera responsable des coûts de mon futur cancer ?
    État, il va sérieusement falloir que tu ré-étudies beaucoup de principes économiques assurantiels si tu veux t'en sortir.