Plus de 500.000 euros pour six projets visant à améliorer la prise en charge de la maladie d’Alzheimer

Six projets de recherche psychosociale consacrés à la maladie d’Alzheimer et aux autres formes de démence ont été récompensés mercredi à Mons par la Fondation Stop Alzheimer. Dotés d’un financement global de plus de 500.000 euros, ils visent à développer des solutions concrètes pour les patients, les aidants et les professionnels de santé, alors que le nombre de personnes atteintes de démence continue de progresser en Belgique.

Réunis à l’initiative de la Fondation Stop Alzheimer et de l’Université de Mons, les lauréats de la troisième édition de l’appel à projets en recherche psychosociale ont été mis à l’honneur mercredi lors d’une cérémonie organisée à Mons. Six projets portés par quinze chercheurs ont été retenus par le comité scientifique de la Fondation.

Contrairement à la recherche biomédicale, qui cherche à mieux comprendre les mécanismes de la maladie ou à développer de nouveaux traitements, la recherche psychosociale s’intéresse aux conséquences concrètes de la démence sur la vie quotidienne. Elle vise notamment à améliorer l’accompagnement des patients, le soutien aux proches et l’organisation des soins.

Cette approche intervient dans un contexte marqué par une augmentation continue du nombre de personnes concernées. Plus de 220.000 Belges vivent aujourd’hui avec une forme de démence. Selon les estimations citées par la Fondation, ce nombre pourrait encore progresser de 20 % d’ici 2033.

« Nous avons déjà investi plus de 43 millions d’euros dans la recherche fondamentale et clinique », rappelle Lucie Leroux, responsable de Stop Alzheimer. « Ces efforts sont essentiels et ont permis des avancées prometteuses. Mais les traitements ne seront pas disponibles à temps pour répondre aux besoins des patients actuels et futurs. »

Pour la Fondation, les défis liés à l’accompagnement des personnes atteintes de démence nécessitent dès à présent des réponses organisationnelles et sociales. « Le nombre de personnes atteintes augmente de manière exponentielle, alors que les structures de soins sont déjà fortement sollicitées. Il est impératif d’optimiser leur fonctionnement pour garantir une prise en charge digne et personnalisée sur le long terme. C’est précisément le rôle de la recherche psychosociale », poursuit Lucie Leroux.

Les six projets retenus portent sur des problématiques directement rencontrées sur le terrain. Plusieurs d’entre eux visent à développer de nouveaux outils d’accompagnement pour les professionnels de santé, les aidants et les personnes atteintes de démence.

Parmi les thèmes étudiés figurent la gestion de la fatigue cognitive, le soutien aux référents en démence, l’analyse des troubles du comportement dans les unités spécialisées ainsi que l’élaboration d’outils destinés aux soignants de première ligne afin de faciliter le repérage précoce de la maladie.

En soutenant ces initiatives, la Fondation Stop Alzheimer poursuit son engagement en faveur du développement de solutions concrètes destinées à améliorer la prise en charge des personnes atteintes de démence. L’objectif est de contribuer à une amélioration du quotidien des patients, de leurs proches et des professionnels confrontés à cette pathologie.

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