L’ABSyM a transmis une note de minorité relative au projet d’avis du Conseil fédéral des établissements hospitaliers (CFEH) sur la réforme du paysage hospitalier 2026-2036. Le syndicat soutient les objectifs de qualité, d’accessibilité et d’efficience, mais estime que le modèle proposé ne tient pas suffisamment compte des ruptures attendues dans les pratiques médicales.
L’ABSyM met en garde contre une transformation « trop linéaire », alors que les dix à quinze prochaines années devraient être marquées par le déploiement de l’intelligence artificielle, de l’ambulatoire avancé, de la robotique, des dispositifs connectés, de la télémédecine et de la télésurveillance.
Le syndicat propose aussi de revoir la conception du centre médical local (CML), qui ne devrait pas être pensé comme une antenne rattachée à un seul hôpital, mais comme « une plateforme de soins régionale flexible ». Cette approche permettrait des accords de gouvernance entre plusieurs hôpitaux et médecins, afin de renforcer la continuité des soins.
L’ABSyM plaide par ailleurs pour un cadre normatif gradué pour les structures extrahospitalières à haut risque ou à haute technologie, afin de garantir la sécurité, la qualité et des conditions de financement équitables, sans opposer hôpital et extrahospitalier.
Enfin, le syndicat soutient une évolution vers un financement davantage fondé sur les données et les résultats de santé. Il appelle à un meilleur accès aux données, à des indicateurs harmonisés et à une dynamique d’amélioration continue, en renforçant la collaboration transmurale et le rôle de coordination du médecin généraliste.
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