La réunion faisait suite aux difficultés rencontrées lors du dernier épisode de fortes chaleurs, qui a entraîné une augmentation de la demande de soins non planifiables. Le GBO/Cartel a plaidé pour une meilleure anticipation des pics d'activité estivaux, estimant qu'ils doivent faire l'objet d'un plan opérationnel activable rapidement, reposant sur des moyens humains suffisants, une communication fluide et des mécanismes de soutien immédiat aux postes médicaux de garde (PMG).
Parmi les mesures annoncées figure un retour temporaire en phase 1 du tri pour les PMG concernés lorsque les effectifs du 1733 sont jugés insuffisants. Les postes de garde seront informés quatre jours à l'avance de cette adaptation, qui restera d'application jusqu'au dimanche à 23 heures. La nuit du dimanche au lundi repassera en phase 2 du tri via le 1733, dans la mesure du possible, afin de limiter la charge des médecins généralistes qui reprennent leur activité habituelle le lundi matin.
Le syndicat annonce également que l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) s'est engagé à dégager un budget de crise permettant aux PMG de renforcer rapidement leurs équipes en cas de situation exceptionnelle, notamment par le recrutement d'accueillants, de chauffeurs ou de personnel de soutien.
À plus long terme, le SPF Santé publique aurait promis de rendre ce dispositif plus réactif, avec des délais d'activation inférieurs à quatre jours, un déclenchement tenant compte des réalités géographiques et une extension à l'ensemble des situations de crise ou de catastrophe susceptibles de mettre sous tension les soins non planifiables.
Le GBO/Cartel souligne que ces adaptations nécessitent encore des ajustements organisationnels et ne pourront pas être mises en œuvre dès ce week-end. Elles devraient toutefois être opérationnelles lors de la prochaine vague de chaleur.
L'organisation indique qu'elle restera attentive à la concrétisation de ces engagements et demande que la médecine générale et la première ligne soient systématiquement associées dès les premiers signes d'une crise. Elle réaffirme également son soutien à un tri 1733 placé sous la responsabilité de l'État, qu'elle souhaite « efficace et renforcé quand nécessaire », estimant que « la médecine générale n'a pas vocation à suppléer un tri déficient » et que « son rôle est et doit rester le soin ».
Interrogé à ce sujet en séance plénière de la Chambre par Jeroen Van Lysebettens (Ecolo-Groen) et Kurt Ravyts (Vlaams Belang), Frank Vandenbroucke a rappelé qu'une vague de chaleur n'était "pas seulement un enjeu sanitaire", "c'est un défi sociétal plus large", qui n'est donc pas de la seule responsabilité des ministres de la Santé.
Selon lui, le ministre de l'Environnement Jean-Luc crucke "prend ses responsabilités", le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin aussi via le centre d'appel 112. Les villes et communes prennent aussi des mesures, a-t-il salué. "Mais toutes ces initiatives doivent être élargies", a-t-il plaidé.
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