À partir du 1er janvier 2026, les honoraires augmenteront en raison du nouvel accord entre les médecins et les mutuelles. Un médecin généraliste accrédité pourra alors facturer 33,73 euros pour une consultation et 48,57 euros pour une visite à domicile. Ces deux tarifs sont le résultat d'une indexation complète de 2,72 %. Le dossier médical global sera également indexé et s'élèvera à 38,82 euros à partir de janvier. Vous trouverez ci-dessous un aperçu des autres changements pour les médecins généralistes.
En 2025, les honoraires s'élèvaient à 32,84 euros pour une consultation et à 47,28 euros pour une visite à domicile, tandis que le dossier médical global (DMG) était remboursé à 37,79 euros. À partir du 1er janvier 2026, ces montants seront augmentés, dans le cadre des tarifs de l'accord, à respectivement 33,73 euros, 48,57 euros et 38,82 euros. (DMG malade chronique 30-84 ans - 71,16 euros - DMG > 29 ans et ≥ 85 ans - 46,90 euros )
L'augmentation s'applique aux médecins généralistes accredités. Pour les médecins généralistes non accredités, la consultation n'est pas indexée et les honoraires par consultation diminuent de 1,50 euro.
Outre l'indexation des prestations, l'accord prévoit également un soutien supplémentaire pour les cabinets de médecine générale. Le texte prévoit à cet effet un budget de 21,072 millions d'euros qui sera attribué en 2026 au prorata du nombre de DMG via la prime de pratique intégrée. Concrètement, cela représente environ 2,5 euros supplémentaires par DMG à titre de soutien annuel. Il ne s'agit pas d'honoraires distincts applicables par consultation à partir du 1er janvier, mais d'un soutien accordé via la prime de pratique intégrée pour l'année civile concernée.
Pour les médecins non accredités, l'accord comprend, comme indiqué, deux interventions au niveau des consultations. Premièrement, il y a la non-indexation des consultations des médecins non accredités, qui, selon le cadre financier, libère une masse de 4,894 millions d'euros dans la rubrique consultations et visites. Deuxièmement, ces consultations sont encore réduites de 1,50 euro supplémentaire, en plus d'une réduction antérieure de 1,50 euro qui avait déjà été décidée dans le cadre des efforts supplémentaires prévus dans l'accord de gouvernement. Au total, cela représente donc une baisse supplémentaire de 3 euros par consultation pour les médecins non accredités, en plus du fait qu'aucune indexation n'est appliquée.
Il est également important de savoir où vont les fonds libérés par ces mesures. L'annexe à l'accord stipule explicitement que 7,710 millions d'euros seront libérés pour renforcer le soutien aux cabinets de médecins généralistes, avec effet au 1er janvier 2026. Les tableaux montrent en outre que tant la non-indexation (4,894 millions d'euros) que la réduction supplémentaire (8,468 millions d'euros) des consultations chez des médecins non accredités font partie des fonds libérés.
1733 et triage des soins non planifiés
L'accord lie également le renforcement des soins de première ligne à une meilleure organisation des soins non planifiés. Une partie importante des consultations aux urgences et dans les postes de garde peut être prise en charge dans le cadre des soins de première ligne réguliers, indique le texte. L'optimisation des postes de garde et du triage téléphonique via le 1733 doit permettre de lutter contre la surcharge. Les problèmes liés au 1733 sont explicitement reconnus, avec l'accord que toutes les pistes seront examinées afin de permettre la poursuite du déploiement d'un système 1733 performant, y compris la clarification de la responsabilité médico-légale en matière de triage téléphonique.
Si le déploiement du 1733 dans tous les postes de garde s'avère insuffisant, l'accord ouvre également la possibilité d'examiner après 2026 si les postes de garde peuvent eux-mêmes se charger de la mise en place d'un triage contraignant, soutenu par un modèle de financement adapté basé sur des protocoles validés.
Postes de garde: réforme vers 2029
Pour les postes de garde de médecine générale, l'accord maintient la continuité en 2026. Le financement restera inchangé cette année-là par rapport aux années précédentes, tandis que l'évaluation se poursuivra. Dans le même temps, une plus grande flexibilité est prévue grâce au regroupement des coûts opérationnels fixes, ce qui permet des transferts budgétaires entre sous-rubriques.
Une intervention temporaire dans les budgets est également prévue. Les montants non dépensés dans le budget pour les permanences de week-end (3 millions d'euros) et les permanences hebdomadaires (5 millions d'euros) seront retirés du budget dans le cadre des économies prévues pour 2026, avec l'accord qu'ils seront à nouveau disponibles à partir de 2027.
Parallèlement, une révision des arrêtés royaux relatifs à la reconnaissance et au financement des postes de garde de médecine générale est en cours et doit entrer en vigueur progressivement à partir du 1er janvier 2029. Elle vise à améliorer la coopération avec les services d'urgence et à garantir une utilisation correcte des soins non planifiés.
> Consulter la version définitive de l'accord médico-mut 2026-2027









Derniers commentaires
Charles KARIGER
23 décembre 2025Suite:
... traitement seulement.
EN RESUME : IL N’Y A PAS DE LIMITE D’AGE POUR DEBUTER UN TRAITEMENT PAR STATINE. L’action des statines est rapide (mais un traitement est souvent futile si l’espérance de vie attendue est
Charles KARIGER
22 décembre 2025« SELON LES DIRECTIVES EN VIGUEUR » !
Cette fois nos Très Hautes Autorités ont vraiment déclaré la guerre.
Pas seulement aux soignants mais à la médecine, aux sciences médicales elles-mêmes.
Dans le texte officiel de l’accord, on peut (on DOIT) lire :
« …SELON LES DIRECTIVES EN VIGUEUR, il n’existe aucune valeur ajoutée démontrée pour l’utilisation des statines chez les personnes de plus de 80 ans sans comorbidités ni risque cardiovasculaire élevé ».
Harrison's Principles of Internal Medicine… pfft ! Inutiles, détestables même. À la poubelle.
Cecil Textbook of Medicine… pfff ! Pareil. Indésirable! Poubelle aussi.
Revues médicales (Ex. : Le concept de l’âge a une composante biologique et chronolo-gique et il est très clair qu’à un âge chronologique donné chez plusieurs patients, il existe une hétérogénéité physiologique importante. En fonction des comorbidités et de l’état fonctionnel, l’espérance de vie varie du double au triple pour des patients >70 ans et >85 ans respective-ment. Il paraît donc évident QU’IL N’EST PAS TOUJOURS UTILE D’APPLIQUER UNE LI-MITE D’AGE CHRONOLOGIQUE POUR CHOISIR LES MODALITÉS D’UN TRAITEMENT PRÉVENTIF, comme c’est le cas dans les recommandations actuelles. … La notion du délai pour atteindre le bénéfice du traitement est importante à prendre en compte. Si l’espérance de vie est inférieure au temps nécessaire pour obtenir un bénéfice suite à la mise en place d’un traitement, ce bénéfice escompté ne sera pas atteint, rendant le traitement futile. Il est maintenant très clair que l’effet des statines commence rapidement, avec des effets sur l’endothélium après trois jours de traitement seulement. … EN RÉSUMÉ : IL N’Y A PAS DE LIMITE D’AGE POUR DE-BUTER UN TRAITEMENT PAR STATINE. L’action des statines est rapide, mais un traitement est souvent futile si l’espérance de vie attendue est