L'association flamande Domus Medica a organisé samedi matin une cérémonie de commémoration en hommage au Dr Patrik Roelandt. Le 1er décembre 2015, ce médecin généraliste avait été tué brutalement par un patient lors d’une visite à domicile à Izegem. « Depuis lors, nous avons observé une vague de violence contre les aidants », affirme l’association samedi.
Selon une étude publiée cette année par l’institut Vias, les ambulanciers, pompiers et membres du personnel médical sont toujours très souvent confrontés à de l’agressivité. Parmi les 1 700 aidants interrogés, 90 % ont déclaré avoir été victimes d’une forme d’agressivité au cours de l’année écoulée.
Environ la moitié des répondants ont été confrontés à de la violence physique, comme des jets d’objets, des bousculades ou des crachats. Pour un aidant sur sept, les insultes surviennent chaque semaine. Les menaces et intimidations restent fréquentes : 60 % en ont déjà été victimes au moins une fois.
« Le meurtre de Patrik Roelandt a été le triste début d’une tendance marquée par une agressivité croissante envers les aidants », rapporte samedi Domus Medica. Pour les médecins, il reste essentiel, dix ans après les faits, de se recueillir sur l’assassinat de leur collègue. Une décennie plus tard, les problèmes demeurent brûlants d’actualité. Toujours selon Vias, un aidant sur trois envisagerait parfois de changer de métier en raison des agressions.
À ce jour, certains incidents ne sont pas signalés à la police ou à un supérieur, par manque de temps ou parce qu’ils sont estimés insuffisamment graves. Pourtant, sept aidants sur dix déclarent ressentir du stress lié à ces faits et affirment être moins heureux au travail. Domus Medica appelle les médecins à signaler tout acte de violence au point de signalement national pour l’agression contre les médecins de l’Ordre des médecins.








