Les médecins généralistes bruxellois s’interrogent sur la poursuite du paiement des primes Impulseo, alors que la Région attend toujours la formation d’un gouvernement et que plusieurs associations du secteur des soins dénoncent des financements fragilisés. L’administration bruxelloise Vivalis assure toutefois que ces interventions restent octroyées et payées jusqu’à épuisement de l’enveloppe annuelle disponible.
Dans la limite des crédits prévus et sous réserve du respect des conditions d’octroi, la Commission communautaire commune (COCOM) accorde chaque année des subventions Impulseo, une seule fois par structure ou par médecin. Elles visent notamment les structures multidisciplinaires comptant au moins quatre professionnels de santé, dont minimum deux médecins généralistes agréés, ainsi que les jeunes généralistes agréés depuis moins de cinq ans s’installant dans un quartier en pénurie. Le dispositif est plafonné à dix jeunes médecins par année budgétaire.
Ces dernières semaines, des rumeurs de retards de paiement ont circulé sur le terrain, alimentées par les difficultés rencontrées par d’autres acteurs du secteur dans le contexte politique actuel. Interrogée, Vivalis indique ne pas avoir connaissance de retards liés à cette situation.
L’administration rappelle qu’« un montant global est prévu dans le budget annuel » pour les primes Impulseo et que les interventions sont accordées « jusqu'à épuisement du budget disponible au cours de l'année concernée ». Lorsque les demandes dépassent l’enveloppe disponible, le paiement est reporté au début de l’année suivante.
Vivalis précise ainsi que 28 demandes introduites en 2025 n’ont pu être payées avant la fin de l’exercice, mais qu’elles le seront « prochainement », a priori au cours du premier trimestre 2026. Les médecins concernés ont été informés que leur intervention avait été approuvée et que tout serait mis en œuvre pour que le paiement et la notification du montant octroyé interviennent dans les premiers mois de l’année.
Selon l’administration, cette situation relève donc du fonctionnement budgétaire annuel et non d’un blocage politique. L’évolution future de l’enveloppe Impulseo dépendra toutefois des choix du prochain exécutif bruxellois, lorsqu’il sera constitué.









Derniers commentaires
Charles KARIGER
09 février 2026Il y a DES dizaines d'années, cinquante ans au moins, que les syndicats de salariés ont décidé de refuser toutes les variétés de "primes" proposées par le patronat.
Elles n’entrent que rarement dans le calcul des pensions de retraites et surtout, elles sont TOUJOURS précaires, dépendant de la santé financière du "généreux donateur" ou plus simplement de son bon vouloir. ("La main qui DONNE est toujours celle du dessus.")
AUCUNE PRIME NE VAUT UN BARÈME ou un accord salarial.
Nous nous sommes laissés rouler dans la farine.
Il est grand temps de ruer dans les brancards et de nous débarrasser de ces "cadeaux" conditionnels empoisonnés.