Maîtres de stage : le nouveau système « MG recommandation » suscite des interrogations

À l’occasion de la rentrée académique 2025, qui débute ce lundi pour la majorité des universités belges, le GBO a réagi aux nouveautés concernant l’agrément et la reconnaissance des maîtres de stage (MDS) en médecine générale. Le nouveau dispositif « MG recommandation », mis en place par le Centre de coordination francophone pour la formation en médecine générale et les universités francophones, vise à renforcer la qualité pédagogique, mais suscite déjà des critiques.

Les règles d’agrément et de reconnaissance des maîtres de stage (MDS) évoluent cette année avec l’introduction du système « MG recommandation ». Ce dispositif, mis en place par le Centre de coordination francophone pour la formation en médecine générale (CCFFMG) et les universités francophones, complète l’agrément du SPF Santé publique. Objectif : renforcer la transparence et assurer un encadrement pédagogique de qualité pour les médecins généralistes en formation (MGF).

Un agrément toujours indispensable

L’agrément du SPF Santé publique reste obligatoire : il est valable trois ans pour une première demande, puis cinq ans lors du renouvellement. Jusqu’ici, les maîtres de stage devaient en outre être nommés par l’université du médecin en formation comme collaborateurs pédagogiques et signer une convention avec le CCFFMG.

Un dispositif supplémentaire

Le nouveau système « MG recommandation », hébergé par le CCFFMG, ajoute une étape : chaque MDS remplit un questionnaire détaillant ses moyens pédagogiques, organisationnels et professionnels. Ce dossier est évalué par un groupe réunissant des représentants des quatre universités francophones. Une liste de maîtres de stage recommandés pour une durée d’un à trois ans est ensuite établie, en tenant compte notamment des évaluations faites par les assistants ayant déjà effectué leur stage.

Soutien de principe mais critiques du GBO/Cartel

Le Groupement belge des omnipraticiens (GBO) soutient ce principe d’évaluation mais relève plusieurs problèmes. « Ce système en est encore à ses débuts et nous avons donc été interpellés par rapport à des incompréhensions », souligne l’organisation dans sa dernière Flash Info .

Selon le GBO/Cartel, « force est de constater que celui-ci manque actuellement de transparence. Les lettres envoyées au MDS ne mentionnent aucunement la raison d’une non-recommandation ». L’organisation critique aussi « la longueur du système d’évaluation par le groupe décisionnel, jusqu’à deux mois, un délai qui pourrait mettre en difficulté un assistant devant débuter son stage ». Enfin, elle regrette que « ce système soit utilisé différemment en fonction des universités », ce qui entraîne des problèmes de communication et un manque d’information pour les maîtres de stage sur leur statut.

Un appel à plus de transparence

« Le GBO/Cartel estime donc que ce système doit être rapidement évalué pour permettre d’offrir plus de transparence, une communication claire et centralisée et une procédure simple et rapide », conclut le syndicat, qui dit avoir déjà rencontré le CCFFMG à ce sujet et poursuivre ses discussions avec les universités.

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