Les sarcomes nécessitent un diagnostic plus rapide et une meilleure coordination des soins

Près de trois patients sur dix atteints d'un sarcome osseux doivent se rendre dans trois à six hôpitaux différents pour recevoir des soins. La Fondation contre le Cancer plaide dès lors pour une meilleure coordination et une plus grande concentration en matière de soins afin de garantir leurs chances de survie et de guérison à l'occasion du Mois de sensibilisation aux sarcomes, indique-t-elle jeudi dans un communiqué.

Les sarcomes figurent parmi les formes de cancer les plus rares et les plus complexes. La maladie se développe dans les tissus de soutien ou conjonctifs du corps, tels que les muscles, la graisse, les os ou les vaisseaux sanguins. En 2024, 1.168 Belges ont reçu un diagnostic de tumeur osseuse invasive ou de cancer des tissus mous. Chez les enfants et les adolescents de moins de 19 ans, les sarcomes représentent plus de 10 % de tous les cancers.
Compte tenu des importantes différences entre les divers types de sarcomes, il n'existe pas d'approche uniforme. Pour cette raison, "établir un diagnostic rapide et un trajet de soin optimal est un vrai défi", note le communiqué de presse. Par conséquent, de nombreux patients doivent se déplacer dans différents centres et hôpitaux pour recevoir les soins appropriés.
Une étude du Registre belge du Cancer (Belgian Cancer Registry - BCR) citée par la Fondation contre le Cancer révèle ainsi que seul un patient sur cinq effectue l'intégralité de son traitement dans le même établissement hospitalier. Près de la moitié sont pris en charge dans au moins deux hôpitaux, et les 30 % restants sont suivis par trois à six établissements différents.
La Fondation plaide dès lors pour une meilleure coordination de l'expertise. "En organisant mieux les connaissances et en coordonnant davantage les parcours de soins, nous améliorons à la fois la qualité des soins et les chances de survie des patients", explique le professeur Pierre Coulie, co-président de la Fondation contre le Cancer. L'idéal serait que des équipes multidisciplinaires spécialisées travaillent en étroite collaboration avec les centres de référence, les hôpitaux régionaux et les médecins généralistes.

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