Une étude chinoise monocentrique ouverte, randomisée et contrôlée, avec un groupe contrôle avait pour objectif d’évaluer les effets des protéines végétales contenues dans le soja, sur le risque de sarcopénie et son évolution. Cette étude portait sur la santé musculaire chez les sujets âgés dans un établissement de soins de longue durée.
Une supplémentation en fibres dans l’alimentation des personnes âgées pourrait améliorer les performances de la mémoire en l’espace de 12 semaines selon une étude britannique qui a été menée sur 72 participants de plus de 60 ans.
Une étude montre que des changements dans l’alimentation pourraient augmenter la longévité jusqu’à environ 10 ans. Au Royaume-Uni, 75.000 décès prématurés sont constatés annuellement, parmi lesquels 17.000 dans le groupe d’âge 15 à 70 ans. C’est suite à ces constatations qu’une étude ciblée a été menée.
Le rôle du calcium et de la vitamine D dans la santé osseuse est bien connu. Celui du magnésium, un autre composant important de l'os, l'est beaucoup moins. Et pourtant…
D’après une étude sino-canadienne, la maladie d’Alzheimer serait liée à une carence, même légère, en vitamine A. Cette étude a été menée chez la souris, puis reproduite chez l’homme. Les conclusions qui ont été présentées dans la revue Acta Neuropathologica préconisent une supplémentation en vitamine A en cas de carence, ainsi que chez les personnes âgées comme thérapie complémentaire dans la prévention ou la prise en charge de la maladie d’Alzheimer.
La répétition continuelle des endommagements cellulaires est un facteur important dans le processus du vieillissement incluant le déclin cognitif. Une lutte plus efficace contre les maladies neurodégénératives liées à l’âge devient possible en augmentant la capacité antioxydante totale des cellules et spécifiquement celles du cerveau.
Beaucoup de personnes âgées sont carencées en vitamine B12. Cependant, peu de professionnels y accordent de l’intérêt et soupçonnent les conséquences d’une telle carence. Un manque de vitamine B12 peut augmenter le risque de troubles mentaux et aussi le risque de démence.
La fonction musculaire chez les femmes plus âgées peut-elle être améliorée par une supplémentation en oméga-3? C’est ce que cette petite étude britannique sous-entend avec de nombreux bénéfices importants comme la réduction du nombre de chutes et une meilleure qualité de vie.
Une analyse des données de l'étude PURE révèle que la fermeté d'une poignée de main en dit plus sur l'état santé d'un individu que sa pression artérielle et que toute mollesse de ce geste convivial prédit un futur peu sympathique.
Les recherches se poursuivent pour établir des critères capables de prédire l’apparition de la démence chez les personnes atteintes de mild cognitive impairment. Des données indiquent qu’une diminution de la variabilité de la fréquence cardiaque pourrait être pertinente. Published ahead of print.
La déshydratation du patient âgé est fréquente et souvent méconnue jusqu’à ce que des signes très inquiétants apparaissent. La prévention constitue évidemment la première mesure efficace. Quand il est trop tard pour cela, il est nécessaire de réhydrater. Mais comment et jusqu’où faut-il aller? Autant de questions auxquelles a répondu le Pr Bernard Kennes du CHU Charleroi.
La gériatrie est souvent décrite comme une discipline nouvelle pour les anciens. Pourtant, la preuve de l’efficacité d’une approche gériatrique a été apportée depuis déjà plus d’un quart de siècle. En 1984, L Rubenstein publiait dans le New England Journal of Medicine une étude qui suivait déjà les critères de la médecine factuelle et qui apportait clairement les preuves de l’efficacité d’une évaluation gérontologique standardisée (appelée aussi «comprehensive geriatric assessment», CGA). Depuis, plusieurs études et méta-analyses ont confirmé l’utilité de ce type d’approche pour les patients fragiles. La «médecine factuelle», ou médecine basée sur des preuves, ou encore Evidence-Based Medicine (EBM), fait maintenant partie intégrante de la pratique médicale. Elle consiste à baser les décisions cliniques non seulement sur les connaissances théoriques, le jugement et l’expérience – qui sont les principaux composants de la médecine – mais également sur des «preuves» scientifiques, tout en tenant compte des préférences des patients. Cet article abordera les barrières au développement de la médecine factuelle en gériatrie (consentement éclairé, fragilité, critères d’exclusion), mais aussi les travaux qui ont abouti au concept de «syndrome gériatrique», à l’identification de ses facteurs de risque et aux stratégies de prévention qui ont fait leurs preuves en gériatrie.
Les chutes constituent un problème majeur dans les centres d’hébergement et de soins. Environ 30 à 70% des personnes âgées tombent une fois par an, et parmi elles, 15 à 40% plusieurs fois (1).
En termes d’évolution démographique, les projections réalisées en 2011 par le Bureau fédéral du Plan montrent que, comme dans la grande majorité des pays industrialisés, le vieillissement de la population devrait avoir un impact fort sur les besoins futurs et le recours aux soins de longue durée (soins à domicile, assistance familiale, centres de soins de jour et centres de court séjour, maisons de repos et maisons de repos et de soins). En Belgique, la proportion de personnes âgées – 65 ans et plus – devrait passer de 17% en 2010 à 21% en 2025, voire à 26% en 2050. Une coupe plus fine met en exergue la progression plus spectaculaire encore de la proportion des personnes les plus âgées – 85 ans et plus – qui de 2,2% en 2010, passera à près de 3% en 2025 et à 5,8% en 2050, entraînant une pression plus forte sur les besoins (6).
Selon le scénario de base, le nombre projeté de personnes âgées placées dans les établissements de soins passe de 125.500 en 2010 à 166.000 en 2025, soit une hausse de 32%!
Le vieillissement de la population et l’allongement de la durée de vie font partie des leitmotiv des politiques de santé publique. La prise en charge d’un nombre croissant de personnes âgées, et de surcroît, d’un nombre croissant de personnes du quatrième âge (plus de 80 ans) inquiète: quels types d’infrastructure mettre en place? Combien de lits résidentiels prévoir? Selon quels scénarios? Avec quels moyens humains? A quels coûts financiers? Ces questions s’égrènent en litanie et demandent des réponses diversifiées. Car, sous le terme de «vieillissement de la population», on trouve une pluralité de situations médicales, mais aussi socio-économiques. C’est la raison pour laquelle l’étude du KCE «Soins résidentiels pour les personnes âgées en Belgique» (1) s’est proposée d’estimer l’évolution (2011-2025) du nombre de demandeurs de soins résidentiels, en incluant 6 scénarios alternatifs.
Medi-Sphere N° 776
En vous inscrivant gratuitement à notre newsletter hebdomadaire vous recevrez les dernières actualités de votre profession, mais bien plus encore …