Dans un système en boucle fermée hybride, un capteur de glucose commande une pompe à insuline de telle sorte que les personnes diabétiques de type 1 reçoivent automatiquement la bonne quantité d’insuline. Cette forme de thérapie prometteuse est-elle également adéquate et sûre pendant la grossesse?
On doute toujours un peu de l’intérêt des plans nationaux pluriannuels, d’où l’intérêt de mener des études scientifiques bien faites par des experts qui n’ont pas de conflits d’intérêt. C’est ce qu’a réalisé le NHS concernant son plan de lutte contre le diabète.
Une revue des méta-analyses a été mise sur pied pour évaluer la qualité de la preuve des bienfaits de la réduction du sucre dans l’alimentation. Des biais potentiels dans les études publiées sur la consommation de sucre et ses effets sur la santé doivent être pointés.
Le ZNA Koningin Paola Kinderziekenhuis, à Anvers, vient de lancer une nouvelle approche de la prise en charge des enfants traités à l’aide d’une pompe à insuline.
Trois diabétologues, experts dans l’utilisation des nouvelles technologies de la prise en charge du diabète, ont passé au crible les différentes applications francophones dédiées au diabète.
Comparé avec la pompe à insuline conventionnelle, le pancréas bionique augmente de manière significative le contrôle de la glycémie en diminuant le risque d’hypoglycémie. L’étude a été menée chez des pré-adolescents diabétiques de type 1, en dehors du milieu hospitalier.
Les performances scolaires des enfants nés d’une mère ayant un diabète pré-gestationnel de type 1 sont comparables à celles des autres enfants. Le taux d’HbA1c durant la grossesse joue toutefois un rôle.
La résistance à l’insuline pourrait constituer un mécanisme protecteur chez les sujets obèses ayant une glycémie à jeun normale.
Trois polymorphismes d’un seul nucléotide (SNPs) sur le gène VEGFC sont associés de manière significative à la survenue d’une rétinopathie diabétique.
La maladie coeliaque est plus répandue parmi les diabétiques de type 1 qu’au sein de la population générale. Il semble toutefois qu’une sérologie positive chez un enfant diabétique n’impose pas d’emblée une endoscopie et l’instauration d’un régime sans gluten.
Le dosage de l'hémoglobine glyquée (HbA1c) est de plus en plus souvent utilisé pour poser le diagnostic de diabète dès lors que le taux atteint et a fortiori dépasse 6,5%. Un travail du Royaume-Uni rappelle cependant l'importance de vérifier que le sujet en question n'est pas anémique.
Les mutualités libres (MLOZ) se sont penchées sur le taux de vaccination contre la grippe saisonnière observable parmi leurs quasi 97.000 affiliés diabétiques. Il est de 41%. «C'est plus que la moyenne, mais il y a encore du pain sur la planche», commente l’OA, alors que la période idéale de vaccination bat son plein. Les MLOZ aspirent à une sensibilisation accrue des groupes à risque et à un enregistrement centralisé des données de vaccination. A noter que la couverture passe à 53% parmi les diabétiques engagés dans un trajet de soins.
Réunion de consensus organisée par l’Inami, mai 2014. Le traitement des dyslipidémies tient compte du risque cardiovasculaire auquel le patient est exposé. Les sujets âgés, diabétiques ou insuffisants rénaux constituent à cet égard des populations un peu particulières. Revue de la littérature et commentaires du professeur André Scheen (CHU de Liège). Published ahead of print.
La prise en charge du diabète de type 1 reste un challenge du fait de l’administration sous-cutanée de l’insuline, de la récurrence des hypoglycémies, du risque d’acidocétose à court terme et des complications vasculaires à long terme. L’amélioration des outils mis à disposition du clinicien passe par des avancées technologiques apportées par la recherche académique et l’industrie pharmaceutique, qui se focalisent sur 1) la prévention de la maladie, 2) l’amélioration des outils de traitement par insuline et de suivi glycémique et 3) la recherche de nouvelles sources de production endogène d’insuline. Dans cet article, les dernières avancées technologiques et scientifiques dans les domaines précités seront discutées, en mettant l’accent sur les axes de recherche porteurs et sur les protocoles en cours d’étude. Published ahead of print.
Au cours d’un exposé très apprécié, le Pr Ides Colin a évoqué quelques évolutions de la diabétologie moderne, depuis la présentation des résultats d’UKPDS, jusqu’à l’arrivée des nouvelles classes thérapeutiques ciblant les nouveaux acteurs de la physiopathogénie du diabète.
L’épidémie de ‘diabésité’, ou obésité accompagnant un diabète, a conduit Obama à débloquer des moyens financiers importants pour lutter contre ce fléau. Parmi ces moyens, une importante contribution a été octroyée conjointement à l’American College of Cardiology, l’American Heart Association et l'Obesity Society afin d’établir des recommandations applicables en médecine générale. Published ahead of print.
D’après une communication du Dr Nicolas Girerd (Nancy, France) lors du Congrès annuel de La Société Francophone de Diabétologie (Paris, mars 2014) Les recommandations européennes définissent clairement la stratégie thérapeutique de l’insuffisance cardiaque. Il est légitime de se demander si elles nécessitent une adaptation pour la population des patients diabétiques. L’analyse des résultats des études en fonction de la présence ou non d’un diabète chez les patients inclus permet d’apporter une réponse à la question. Published ahead of print.
Le congrès annuel de la Société Francophone de Diabétologie (SFD) qui s’est tenu à Paris, s’apparente plus à un excellent résumé de l’état de l’art en diabétologie qu’à un congrès riche en scoops et nouveautés en recherche clinique ou fondamentale. Cependant, une assistance assidue aux communications orales et une lecture attentive des posters affichés quotidiennement révèlent bien des aspects méconnus du quotidien des patients diabétiques, auxquels leurs thérapeutes doivent faire face. Published ahead of print.
La dépression et le diabète sucré sont des affections connues pour augmenter la mortalité d’origine cardiovasculaire, mais les informations sur la synergie de leurs effets conjugués doivent encore être enrichies. C’est la mission assignée à une étude américaine (1) portant sur 78.282 participantes (âgées de 54 à 79 ans) et exploitant les données d’une enquête plus large sur la santé des infirmières, The Nurses’ Health Study (2), avec toutefois certains biais limitant peut-être sa généralisation, comme le reconnaissent les auteurs.
La dyslipidémie athérogène observée chez les patients qui présentent un syndrome métabolique et chez les diabétiques de type 2 est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire. Quelques zones d’ombre entourent encore les paramètres pris en compte pour la caractériser, en l’occurrence les triglycérides et le HDL-cholestérol, mais les connaissances actuelles ont désormais des implications thérapeutiques.
Les analogues ont constitué une avancée importante dans le traitement du diabète. Une insuline de durée d’action ultra-longue devrait encore enrichir la panoplie des insulines basales. «Si ces raffinements d’ordre pharmacologique sont importants, l’utilisation adéquate des outils mis à disposition est elle aussi prépondérante pour améliorer la qualité des soins», a souligné M. Riddle, lors du congrès de l’American Diabetes Association, qui a eu lieu à San Diego (Californie, Etats-Unis) en juin 2011.
Lors du 14e symposium «Gut Day», se sont réunis à la KU Leuven des scientifiques des différentes universités du pays et de l’étranger. Exposés et échanges sur l’univers du microbiote étaient au programme de cette journée.
Une récente étude danoise1 suggère que les effets néfastes des boissons sucrées vont au-delà de la prise de poids ou de graisse. Boire un litre de coca normal par jour augmente la quantité de graisse dans le foie, les muscles et les viscères... et donc le risque de développer un syndrome métabolique, un diabète de type II, une maladie cardiovasculaire ou une pathologie hépatique non alcoolique. De quoi renforcer les recommandations de l'American Heart Association qui préconisent de ne pas boire plus de trois canettes de soda par semaine.
[Lors du congrès de la Société francophone du diabète, Nice, 20-23 mars 2012] Une hyperglycémie à l’admission chez un patient présentant un syndrome coronarien aigu (SCA) peut être liée au stress ou à un diabète. Elle impose une réflexion en termes d’approche diagnostique et thérapeutique, en salle d’urgences, aux soins intensifs et durant le suivi initial. Nos voisins français ont créé un groupe de travail dédié à cette problématique et ont formulé diverses propositions.
Les Laboratoires Servier nous informent qu’Uni Diamicron 60mg sera prochainement le seul dosage disponible sur le marché car la commercialisation de Uni Diamicron 30mg sera définitivement arrêtée le 1er octobre 2012. Uni Diamicron 30mg peut être remplacé par Uni Diamicron 60mg qui reste à disposition en conditionnements de 30 et 90 comprimés sécables.
Aussi sévère que les autres complications du diabète, mais beaucoup plus fréquente et souvent ignorée, la neuropathie périphérique est facile à diagnostiquer, à condition d’y penser… Si plusieurs classes thérapeutiques ont démontré une certaine efficacité dans ce domaine, «la prégabaline est facile à utiliser au quotidien», estime le Dr Mercedes Heureux (Diabétologie, Erasme).
Le prédiabète accroît le risque d’évolution vers un diabète avéré et vers la macroangiopathie. Les modifications du style de vie et, au besoin, la metformine, constituent les piliers de son approche thérapeutique.
Pourrait-on envisager de prévenir l'apparition d'un diabète en modifiant la composition de la flore intestinale? Si une étude toulousaine (Unité Inserm 1048 Toulouse) parue dans Gut apporte des éléments en faveur d'une réponse positive à cette question, ses auteurs restent cependant prudents. Leur travail a été mené sur des souris et la flore intestinale de celles-ci ne présente que 2% de superposition avec celle de l'homme. Néanmoins, leurs résultats méritent que l'on s'y attarde un instant...
Dans la population générale, l’évaluation du profil de risque cardiovasculaire est réalisée par les prestataires de soins de première ligne. Souvent, les personnes atteintes de troubles psychiatriques graves ont difficilement accès aux soins de santé généraux...
Malgré la prévalence élevée de facteurs de risque cardiovasculaire, des problèmes de sous-détection et de sous-traitement sont clairement mis en évidence par les preuves collectées...
Les personnes présentant des troubles psychiatriques graves, tels que la schizophrénie, la dépression ou le trouble bipolaire, ont un état de santé général moins bon et une espérance de vie moins élevée que la population globale. Cette mortalité cardiovasculaire accrue est en partie due à un risque plus important lié à des facteurs influençables, comme le surpoids ou l’obésité, le tabagisme, l’hyperglycémie, l’hypertension et la dyslipidémie. Les antipsychotiques peuvent également entraîner une prise de poids et influencer négativement certains facteurs de risque cardiovasculaire. Malgré ce profil de risque accru, les patients souffrant de troubles psychiatriques graves continuent à avoir un accès limité aux soins somatiques avec, à la clé, une détection, un suivi et un traitement du risque cardiovasculaire moins efficaces que pour la population générale. Or, l’identification et le suivi précoces, l’application de mesures préventives et une approche multidisciplinaire anticipée des facteurs de risque métabolique et cardiovasculaire peuvent contribuer positivement à l’amélioration de l’état de santé, au fonctionnement psychosocial et à la qualité du vécu. En ce qui concerne le traitement des patients présentant des troubles psychiatriques graves, il convient aussi d’insister davantage sur l’importance d’une collaboration intensive entre les différents professionnels de la santé. La disponibilité de soins somatiques adéquats constitue une revendication majeure pour le traitement de ces personnes.
Medi-Sphere N° 776
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