Le groupe pharmaceutique Boehringer Ingelheim a soigné 66 millions de patients en 2024, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente. Face à la menace croissante des maladies transmissibles de l’animal à l’homme, Boehringer Ingelheim renforce ses investissements dans l’innovation médicale et se prépare à lancer plusieurs nouveaux médicaments, rapporte-t-elle mardi dans un communiqué.
Alors que la Belgique, comme d'autres pays, est appelée à se préparer plus activement au risque pandémique lié aux zoonoses, le groupe pharmaceutique Boehringer Ingelheim a annoncé mardi avoir traité 66 millions de patients en 2024, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente. Le développement de solutions médicales et scientifiques innovantes, élément clé de cette préparation, figure au cœur de la stratégie du groupe, qui prévoit de nouveaux lancements dès 2025.
Le chiffre d’affaires net de l’entreprise allemande a progressé de 6,1 % pour atteindre 26,8 milliards d’euros, tandis que ses investissements en recherche et développement (R&D) ont atteint 6,2 milliards d’euros, soit 23,2 % du chiffre d’affaires net.
« Nous sommes entrés dans une phase clé d’investissements élevés pour mettre ces nouvelles innovations à disposition des patients », déclare Hubertus von Baumbach, président du Conseil d’administration, cité dans le communiqué.
Dans sa division de santé humaine (« Human Pharma »), Boehringer Ingelheim mène actuellement plus de dix essais cliniques de phases II et III. Ces recherches pourraient aboutir à plusieurs lancements majeurs au cours des cinq prochaines années. Les dépenses de R&D dans cette division atteignent 5,7 milliards d’euros, soit 27,6 % du chiffre d’affaires net de l’unité.
Sur les cinq dernières années, le groupe a investi environ 25 milliards d’euros en R&D. « Nous allons encore accroître nos investissements dans les années à venir », souligne Frank Hübler, membre du Conseil d’administration en charge des finances.
Dans le domaine de la santé animale, Boehringer Ingelheim a soutenu en 2024 les producteurs et les gouvernements confrontés à des maladies transfrontalières telles que l’influenza aviaire ou la fièvre aphteuse, qui perturbent le commerce et l’approvisionnement alimentaire.
L’entreprise affirme également progresser dans sa stratégie de durabilité. Elle vise la neutralité carbone (Scopes 1 et 2) d’ici 2030. En 2024, la part d’électricité renouvelable achetée dans le monde a atteint 75 %, grâce à des transitions opérées notamment en Chine et au Japon. Une centrale biomasse a aussi été mise en service sur le site d’Ingelheim, où 95 % des besoins énergétiques sont désormais couverts par des sources renouvelables.
Par ailleurs, Boehringer Ingelheim a continué à soutenir des campagnes de vaccination contre la rage dans les pays endémiques et a étendu son initiative « Angels » dédiée à l’optimisation des soins aux AVC. Le réseau regroupe désormais 237 000 professionnels de santé dans plus de 9 000 hôpitaux, répartis dans 158 pays, ayant contribué à la prise en charge de 19 millions de patients victimes d’AVC.