L’homosexualité, définie par la préférence exclusive ou importante vis-à-vis d’une personne de même sexe, et non par l’exécution de comportements homosexuels - car ceux-ci dépendent largement du contexte - fait débat. Résultat d’un contexte éducationnel particulier? D’un environnement péri- et/ou postnatal spécifique? Des deux? La composante biologique en est le fondement le plus manifeste, expliquait le Pr Jacques Balthazart (Centre de neurobiologie cellulaire et moléculaire, ULg) dans le cadre du 12e congrès de L’Encéphale, qui s’est tenu à Paris. Published ahead of print.
A l’époque où les femmes deviennent mères plus tard, il est courant d’entendre dire que leur horloge biologique les rappelle à l’ordre avant qu’il ne soit trop tard. Au-delà des hormones, de la libido et du sexe, plusieurs facteurs psychologiques ou socio-culturels peuvent déclencher ce désir d’enfant... Published ahead of print.
Le master proposé par les facultés de médecine et de psychologie de l’Université Catholique de Louvain (UCL) témoigne de la nécessité de prendre en compte la santé sexuelle des patients et d’appréhender correctement les multiples facteurs susceptibles de l’altérer. Les Professeurs Reinier Opsomer, urologue, et Armand Lequeux, gynécologue, évoquent cette formation résolument axée sur la transversalité.
«L’alcool provoque et ne provoque pas: il provoque le désir mais enlève la performance», écrivait William Shakespeare. C’est ainsi, par le constat du statut ambigu de l’alcool, que le Pr Regnier Opsomer (UCL) introduisait le 16e symposium organisé par le CPSM (Centre de Pathologie Sexuelle Masculine), ayant pour thème «Alcool et (dys)fonctions sexuelles». Si les aspects médicaux, éthiques, sociologiques et psychiatriques ont trouvé une large place au sein de la réunion, c’est sur les aspects purement sexuels que nous nous sommes focalisés ici: altération de la sensibilité, perte de l’envie sexuelle, retards ou absences d’orgasmes ou d’éjaculations, violences sexuelles et comportements à risque ont été passés à la moulinette d’une revue de la littérature par Frédéric Jurysta (Psychiatrie, Erasme).
Pour l’OMS, l’adolescence englobe «tout individu âgé de 10 à 19 ans». Or la prise en charge de l’adolescent fait partie intégrante du métier de médecin généraliste. Ce dernier bénéficie d’ailleurs souvent d’une relation établie avec l’adolescent et d’une connaissance de sa famille. Toutefois, les adolescents ne considèrent pas le médecin généraliste comme une source d’information prioritaire lorsqu’ils doivent aborder la question leur vie sexuelle alors que de plus en plus de questions se posent aux jeunes ou à leurs parents, notamment au sujet de la contraception et de la vaccination HPV.
Avant d’aborder dans un prochain article le sujet du dépistage des agresseurs sexuels, voici, de façon très condensée, un éclairage général spécifiquement sexologique des désordres sexuels et donc en particulier des déviances sexuelles.
La presse fait souvent de «l’agresseur sexuel», un terme générique qui doit se décliner selon de multiples profils en fonction des actes qui peuvent aller du ‘bénin’ (exhibitionnisme) au gravissime (crime avec viol avec parfois mutilation et disparition du cadavre). Ces situations ne peuvent être abordées de manière identique, ce qui fait d’autant plus la perplexité des soignants que la recherche a été longtemps paralysée par des concepts comme celui de pervers, qui sous-entendait une étiquette d’incurabilité et freinait dans l’écoute de ces personnes qui ne sont pas uniquement des monstres mais aussi des personnes.
Medi-Sphere N° 776
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