Le bilan de Sciensano est peu rassurant pour les années à venir, avec une augmentation des disparités concernant la santé de nos concitoyens et des différences qui s’accentuent…
En moyenne, les Belges sont exposés annuellement à une dose de rayonnements ionisants de 4 mSv (millisievert), un chiffre en baisse (-1 mSv) par rapport à la précédente évaluation menée en 2010.
Le rapport sur le fipronil émis en juin 2016 par le Conseil supérieur de la santé (CSS) n'évoquait pas une présence potentielle de l'insecticide dans les œufs, a réagi samedi l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca).
"C'est en novembre 2016 que la NVWA (l'agence alimentaire néerlandaise, ndlr) a reçu pour la première fois une indication quant à l'utilisation de fipronil pour lutter contre le pou rouge dans les élevages de volaille", stipule une note de l'agence néerlandaise sur laquelle l'Afsca a pu mettre la main fin juillet.
L'Afsca communique son numéro vert et les codes d'oeufs à ne pas consommer et à ramener en magasin. Dix codes sont concernés par cette mesure de rappel, précise l'Agence pour la sécurité de la chaîne alimentaire.
Le call center mis sur pied mercredi par l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a déjà répondu à quelque 3.000 questions sur la crise du fipronil, indique la porte-parole de l'organisation jeudi.
Le gouvernement fédéral a annoncé mardi, en réponse à l'extension du scandale sanitaire causé par la découverte de fipronil, une molécule toxique, dans des œufs vendus dans plusieurs pays européens, une série de mesures "complémentaires de précaution".
L'ingestion de viande grillée, grillée et fumée, une source alimentaire prédominante d'hydrocarbures aromatiques polycycliques cancérogènes, peut augmenter le risque de cancer du sein incident. Cependant, aucune étude n'avait examiné si l'apport de cette source d'HAP influence la survie une fois le diagnostic de cancer du sein posé. C’est chose faite.
L'épidémie de grippe semble toucher à sa fin. "Du 27 février au 2 mars, le nombre de consultations chez un généraliste pour syndrome grippal est repassé sous le seuil épidémique, avec 128 consultations pour 100.000 habitants", indique l'Institut scientifique de santé publique (ISP) mercredi dans un communiqué. Si cette situation perdure la semaine prochaine, l'ISP devrait annoncer la fin des hostilités.
Didier Vander Steichel, directeur médical et scientifique de la Fondation contre le Cancer, s’est-il inspiré de cette phrase culte de Bourvil pour imaginer et lancer pour le mois de février la campagne «Tournée minérale»? L’idée est très simple: s’imposer une abstinence complète d’alcool pendant le mois le plus court de l’année. Et si c’était une bonne idée?
Actuellement, les patients peuvent s’appuyer sur les 8 centres belges de génétique humaine pour ce qui touche au diagnostic et sur les 21 centres de référence multidisciplinaires dédiés à des maladies rares spécifiques ou des groupes de pathologies, pour ce qui concerne la prise en charge. Sur le plan thérapeutique, ils ont accès à 43 médicaments orphelins remboursés ainsi qu’à d’autres médicaments nécessaires aux soins. Enfin, de nombreuses associations de patients (150), ainsi qu’une association coupole, RaDiOrg.be, regroupant 80 associations, jouent un rôle essentiel tant en termes d’information que d’aide, de soutien, ou de représentation. Les mesures proposées dans le rapport tiennent évidement compte de cette réalité et s’organisent autour de 5 principes.
Dans leur pratique quotidienne, les médecins généralistes sont amenés à rencontrer des situations difficiles, voire délicates, pouvant donner lieu au dépôt d’une plainte devant l’Ordre des Médecins, et même avoir des conséquences sur le plan pénal. Quelles attitudes médicosociales adopter? Quels conseils donner à des MG face à des patients qui persistent à refuser catégoriquement toute aide médicale et tout soin, ou lorsque l’on se sent mal à l’aise devant l’insistance des proches? Quels doutes peut-on raisonnablement assumer? Il ne s’agit pas d’un exercice dichotomique entre le bien et le mal, mais d’agir toujours dans le seul intérêt du patient.
Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) a publié récemment un rapport relatif au financement des soins infirmiers à domicile (1). Les objectifs de cette étude, réalisée par des chercheurs de l’Université Libre de Bruxelles (Magali Pirson, Freddy Falez) et par la Katholieke Universiteit Leuven (Walter Sermeus, Louis Paquay, Jozef Pacolet) étaient de décrire le système de financement actuel en Belgique et à l’étranger, et d’évaluer l’opportunité et la possibilité de faire évoluer le système de financement des soins infirmiers à domicile en Belgique, en s’inspirant notamment de ce qui se fait à l’étranger et d’autres systèmes de classifications de patients existantes.
Dans les années '90, un traitement amaigrissant contenant de l'acide aristolochique a été mis en cause en Belgique, après que des cas d'insuffisance rénale aient été diagnostiqués chez des utilisatrices. Depuis, les études scientifiques se sont multipliées et il a été établi que cette substance est un puissant toxique pour les reins, responsable aussi de cancers des voies urinaires.
Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), en collaboration avec l’INAMI et l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISP), vient de publier un rapport qui évalue la performance de notre système de soins de santé (1). Les chercheurs y ont étudié l’accessibilité, la qualité, l’efficience, la pérennité et l’équité du système à l’aide de 74 indicateurs et ont comparé les résultats obtenus à ceux de 14 autres pays européens...
1er cas: nous voulons une euthanasie Une dame de 75 ans, amenée au service d’oncologie par son époux, souhaite être euthanasiée. Le couple ne se voit plus supporter davantage sa situation actuelle et, dans la mesure où la patiente est atteinte d’un cancer du sein à un stade avancé, elle-même et son conjoint souhaitent entamer une procédure de demande d’euthanasie.
2e cas: je n’en peux plus Une patiente nous consulte avec son époux pour une demande d’euthanasie. Elle souffre depuis de nombreuses années d’un syndrome de fatigue chronique pour lequel elle a déjà subi divers traitements infructueux et demande de mettre un terme à son existence. Elle a apporté un volumineux dossier reprenant tous les examens réalisés au fil des années, qui suggèrent un diagnostic de syndrome de fatigue chronique.
Le Pr Guy De Backer (UZ Gent) est notamment connu pour sa contribution à la rédaction et à la promotion des recommandations européennes en matière de prévention cardiovasculaire. A côté de cela, il a collaboré durant plus de 30 ans avec le Pr Marcel Kornitzer (ULB) sur des études épidémiologiques majeures. Les Prs De Backer et Kornitzer ont présenté il y a quelques semaines leur ouvrage intitulé «Contribution Belge à l'épidémiologie et à la prévention primaire des maladies cardiovasculaires». Celui-ci se présente sous la forme d'une compilation des recherches menées en Belgique en épidémiologie et prévention primaire des maladies cardiovasculaires lors des cinquante dernières années. Tout en offrant un panorama complet des recherches effectuées dans notre pays, cette monographie se veut également être un hommage aux pionniers visionnaires belges qui ont très tôt compris l'importance de la recherche dans ce domaine.
Hier soir, le CA de l’Absym a décidé, en grande majorité, de participer à la réunion de la Commission nationale médico-mutualiste, organisée ce jeudi soir par Jo De Cock, afin de discuter de la négociation éventuelle d’un nouvel accord pour 2013. Une décision attendue depuis quelques semaines par les autorités.
Dans un rapport intitulé 'Dementia: a public health priority', l'OMS et l'Alzheimer’s Disease International (ADI) appellent les autorités de la planète à mettre en place des programmes de lutte contre la démence. Ces programmes devraient viser l'amélioration du diagnostic précoce, la sensibilisation du public et le renforcement des soins.
Une étude de cohorte basée sur des données de 2011 et publiée dans The Lancet montre qu’en Europe, la mortalité après une intervention chirurgicale non cardiaque est plus élevée qu’on ne le pensait. Les variations évidentes entre les différents pays suggèrent la nécessité de définir des stratégies nationales et internationales en vue d’optimiser les soins pour les patients.
Les femmes fumeuses perdent au moins 10 ans d'espérance de vie. Mais si elles arrêtent avant 40 ans, elles peuvent éviter plus de 90% du sur-risque de décès. C’est ce que montre la plus grande étude jamais menée sur les bénéfices du sevrage au Royaume-Uni, publiée on line le 27 octobre dans le Lancet.
La plateforme déontologique Mdeon lance une grande campagne, sur le ton de l’humour, pour rappeler les obligations déontologiques que doivent suivre les professionnels de la santé dans leurs relations avec les industries du médicament et du matériel médical.
La (sur)consommation nationale de chocolat mène-t-elle au prix Nobel ou les compatriotes des futurs prix Nobel (sur)consomment-ils du chocolat?
Le manque d’exercice physique exerce un effet important sur la santé à l’échelle internationale. Un infléchissement de ce comportement néfaste pour la santé pourrait avoir une incidence positive majeure à cet égard. Telle est l’opinion formulée par des chercheurs américains dans The Lancet.
Le binge drinking - ou "biture express" - chez les jeunes est un phénomène inquiétant auquel la Belgique n’échappe pas et qui a amené des collaborateurs de l’UZA et de l’université d’Anvers (UA) à adopter des mesures énergiques.
Désormais, les travailleurs indépendants conserveront leur droit aux soins de santé lorsqu’ils arrêtent temporairement d’exercer leur profession pour pouvoir s’occuper d’un proche gravement malade. Le Conseil des ministres du 11 mai a approuvé un projet d’arrêté royal qui améliore la protection des travailleurs et des pensionnés indépendants.
Une enquête du mensuel Test-Santé (1) a récemment pointé du doigt la réalisation trop fréquente de l’ostéodensitométrie chez certaines patientes. La médiatisation de ces résultats a relancé le débat sur le dépistage de l’ostéoporose. L’occasion pour le Belgian Bone Club d’attirer l’attention des autorités et de l’opinion publique sur la nécessité d’avoir une approche pluridisciplinaire en la matière et de revoir les critères de prescription des examens et de remboursement des médicaments.
David Simon, médecin généraliste à Colfontaine et gardien attentif de la protection des données médicales électroniques, s’interroge sur le système Vitalink actuellement en chantier en Flandre.
3e cas: je vous suis adressée pour une euthanasie Une femme de 65 ans consulte l’équipe de soutien en soins palliatifs dans le cadre d’une demande d’euthanasie. Il y a 10 ans, on a diagnostiqué chez elle un cancer du plancher buccal pour lequel elle a subi une opération et une radiothérapie; depuis, elle se plaint de douleurs chroniques qui restent incoercibles malgré des traitements dans plusieurs cliniques de la douleur. Pour sa demande d’euthanasie, elle a consulté un chirurgien maxillo-facial qui l’a adressée à l’équipe palliative.
4e cas: j’exige l’euthanasie pour mon oncle qui est dans le coma Un patient atteint d’un carcinome pulmonaire métastasé est hospitalisé à l’unité palliative, au vu du contexte terminal. Il se plaint d’une dyspnée sévère qui fera l’objet de plusieurs mesures symptomatiques, sans aucun résultat. Constatant que ses symptômes sont réfractaires à tout traitement, l’équipe soignante aborde avec le patient et sa famille proche les choix possibles pour la fin de vie. Le patient ne souhaite pas être euthanasié, mais demande une sédation palliative, qui le plonge dans un profond sommeil. Trois jours plus tard, un neveu se présente avec une déclaration anticipée rédigée par le patient, sollicitant le recours à l’euthanasie parce que «cela a assez duré».
Roland Lemye, président des Chambres syndicales du Brabant wallon, Namur et Hainaut, a décortiqué le rapport du CNPQ consacré à la performance de la médecine générale. «Il s’agit d’un éclairage utile, basé sur la compilation de statistiques. Mais c’est un peu éloigné de la véritable pratique de la médecine générale.»
Rendre au patient le «pouvoir» d’agir directement sur les facteurs déterminants de sa santé: tel est l’empowerment, concept à la mode que d’autres traduisent volontiers par «l’émancipation du patient». Dans la pratique quotidienne, la technique apparaît incontournable, explique le Dr Jean Laperche, MG à Barvaux-sur-Ourthe, qui assure régulièrement des formations en entretien motivationnel pour apprendre à (re)centrer davantage son écoute sur le patient et sur ses priorités. Objectif: arriver à une décision qui satisfasse chacun, soignant et soigné, dans le cheminement thérapeutique vers un mieux-être. En fin de compte, l’enjeu ne serait-il pas tout simplement de permettre au patient de clarifier son désir et d’exprimer son choix?
Cela fait plus de deux ans que la loi sur les accidents médicaux est entrée en vigueur. Les négociations pour la formation d’un gouvernement ont longtemps ralenti la concrétisation du Fonds d’indemnisation. Ensuite, le cabinet Onkelinx, l’Inami et le conseil d’administration du fonds ont mis le turbo. La nouvelle structure administrative sera opérationnelle dès ce 1er septembre. Il ne manque plus qu’un directeur général, mais les victimes d’un accident médical peuvent déjà introduire leur demande d’indemnisation.
Les compteurs de l’Inami indiquent 16.250 trajets de soins (TdS) enregistrés au 22 août, soit environ 42% de l’ensemble des trajets de soins. Rien que durant la 3e semaine du mois d’août, 7.000 trajets de soins ont été enregistrés, ce qui représente une nette accélération de la procédure. Il ne reste plus que quelques jours – jusqu’au 31 août – pour envoyer vos données. Il reste une petite vingtaine de milliers de TdS à transmettre aux autorités.
Les analyses coût-efficacité constituent un élément fondamental de l’Health Technology Assessment (HTA). Elles visent à favoriser une meilleure gestion des dépenses en soins de santé et une meilleure allocation des ressources disponibles en examinant si les bénéfices de santé engendrés par un traitement justifient les coûts. Quel rôle jouent aujourd’hui les analyses coût-efficacité dans la maîtrise budgétaire et quel rôle devraient-elles jouer demain? Le colloque organisé par l’Itinera Institute à l’occasion de la parution du rapport «La bourse ou la vie? Plaidoyer pour plus d’analyses coût/efficacité dans les soins belges», a voulu répondre concrètement à ces questions.
Le manque d'activité physique est responsable d'un décès sur dix dans le monde, à peu près autant que le tabac ou l'obésité, selon une étude publiée mercredi dans le cadre d'un numéro spécial de The Lancet.
Selon deux rapports publiés par l’INAMI, dont le premier analyse les variations de dépenses en soins de santé pour l’année 2009 (1) et le second, l’évolution des dépenses totales par région et par arrondissement entre 2006 et 2010 (2), les écarts de dépenses entre les arrondissements comparés sont supérieurs aux écarts constatés entre les régions. Ils révèlent également la forte augmentation des dépenses brutes de soins de santé entre 2006 et 2010, due en partie à l’introduction d’Omnio et à la couverture des petits risques pour les indépendants.
«Une dent doit rester dans votre bouche si elle est entourée d’une gencive saine et vous permet de mâcher. Dans le cas contraire, mieux vaut l’extraire.» Tels sont les propos de Jan Van de Perre, président de l’Union professionnelle belge des Médecins Spécialistes en Stomatologie et Chirurgie orale et maxillo-faciale, en réaction au rapport du KCE concernant l’extraction prophylactique des dents de sagesse. «La méthode de travail utilisée par le KCE pour établir ce rapport laisse plus qu’à désirer sur le plan scientifique.»
5e cas: n’entendez-vous donc pas que mon mari demande l’euthanasie? Un homme de 80 ans, envoyé par le service de neurochirurgie, est admis à l’unité palliative avec un diagnostic de tumeur cérébrale responsable d’une aphasie. Lors de son arrivée au sein de l’unité, la communication et l’évaluation de ses souhaits s’avèrent difficiles, mais l’équipe soignante et médicale déduit de son langage corporel qu’il ne se trouve pas dans une situation de détresse.
Il a plus d’un demi-siècle, dans les années 40, le traitement médicamenteux de l’hypertension essentielle était très limité. D’aucuns se sont dès lors tournés vers une approche chirurgicale de l’affection. C’est ainsi que figure dans le numéro d’avril 1941 du «Canadian Medical Association Journal» un article intitulé «Role for Surgeons in the Problem of Essential Hypertension» (1). L’auteur y parle de son expérience, limitée puisqu’elle ne porte que sur quatre cas, de la splanchnectomie. Evoquant les principaux facteurs responsables de l’hypertension, il mentionne très clairement le système nerveux et les reins...
La législation belge a permis de clarifier la position légale du médecin et du patient dans le contexte d’une demande d’euthanasie, mais il y a encore du pain sur la planche à bien des égards.
La santé est un champ d’action, un domaine de compétences, un secteur industriel… mais aussi une valeur fondamentale.
La loi belge sur l’euthanasie offre au prestataire de soins professionnel la possibilité d’aider son patient à mettre fin à ses jours s’il répond aux critères formulés dans la loi. La connaissance insuffisante de cette législation a toutefois également suscité des attentes erronées dans le chef des patients et de leurs proches, mais aussi de la société dans son ensemble. Nous apportons des précisions sur ce sujet à l’aide de cinq cas. Les conditions dans lesquelles une procédure d’euthanasie peut être entreprise nécessitent une meilleure connaissance du grand public, mais aussi des prestataires de soins professionnels. Il est également important que le grand public soit bien informé qu’un médecin n’est jamais tenu de pratiquer l’euthanasie à l’encontre de sa conscience. Enfin, il reste encore certains points que la loi omet de régler.
Les patients atteints de maladies rares font face à des difficultés spécifiques liées à la rareté de la pathologie: diagnostics tardifs, diagnostics erronés, manque d’informations, manque de connaissances, options thérapeutiques limitées, manque de recommandations pour une bonne prise en charge, obstacles financiers et administratifs, etc. Pour pallier ces problèmes, le Fonds Maladies Rares et Médicaments Orphelins (géré par la Fondation Roi Baudouin), a été mandaté par la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique afin de rédiger un ensemble de «Recommandations et de propositions de mesures en vue d’un Plan belge pour les Maladies Rares» (1). Voici les principes directeurs et les mesures-phares de ce plan ambitieux, qui prend en compte tous les aspects relatifs aux maladies rares et développe une stratégie globale intégrée.
En termes d’évolution démographique, les projections réalisées en 2011 par le Bureau fédéral du Plan montrent que, comme dans la grande majorité des pays industrialisés, le vieillissement de la population devrait avoir un impact fort sur les besoins futurs et le recours aux soins de longue durée (soins à domicile, assistance familiale, centres de soins de jour et centres de court séjour, maisons de repos et maisons de repos et de soins). En Belgique, la proportion de personnes âgées – 65 ans et plus – devrait passer de 17% en 2010 à 21% en 2025, voire à 26% en 2050. Une coupe plus fine met en exergue la progression plus spectaculaire encore de la proportion des personnes les plus âgées – 85 ans et plus – qui de 2,2% en 2010, passera à près de 3% en 2025 et à 5,8% en 2050, entraînant une pression plus forte sur les besoins (6).
Selon le scénario de base, le nombre projeté de personnes âgées placées dans les établissements de soins passe de 125.500 en 2010 à 166.000 en 2025, soit une hausse de 32%!
Tout étudiant qui n’est plus soumis à l’obligation scolaire mais désire néanmoins percevoir des allocations familiales doit assister aux cours régulièrement...
Le vieillissement de la population et l’allongement de la durée de vie font partie des leitmotiv des politiques de santé publique. La prise en charge d’un nombre croissant de personnes âgées, et de surcroît, d’un nombre croissant de personnes du quatrième âge (plus de 80 ans) inquiète: quels types d’infrastructure mettre en place? Combien de lits résidentiels prévoir? Selon quels scénarios? Avec quels moyens humains? A quels coûts financiers? Ces questions s’égrènent en litanie et demandent des réponses diversifiées. Car, sous le terme de «vieillissement de la population», on trouve une pluralité de situations médicales, mais aussi socio-économiques. C’est la raison pour laquelle l’étude du KCE «Soins résidentiels pour les personnes âgées en Belgique» (1) s’est proposée d’estimer l’évolution (2011-2025) du nombre de demandeurs de soins résidentiels, en incluant 6 scénarios alternatifs.
Ces dernières années, des campagnes de sensibilisation ont régulièrement eu lieu dans les médias pour attirer l’attention de la population sur l’importance d’une bonne protection face aux rayons du soleil, ainsi que sur la nécessité de faire contrôler régulièrement les taches cutanées pigmentées. Mais comment l’impact de telles campagnes est-il mesuré?
Le Conseil supérieur de la santé et l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) plaident pour une réduction du sel dans notre alimentation. Les deux institutions livrent leur «recette».
Medi-Sphere N° 776
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