Les stratégies actuelles de prévention des exacerbations de la BPCO déclenchées par une infection virale incluent la vaccination annuelle contre la grippe. De nombreux autres virus peuvent en être responsables, comme le virus respiratoire syncytial dont il est actuellement beaucoup question chez le petit enfant (bronchiolites à VRS).
Des études antérieures avaient montré que administration d’azithromycine prévenait les exacerbations aiguës de la BPCO, mais on ignorait encore si l’antibiotique pouvait réduire la nécessité d’intensifier les soins des patients hospitalisés pour une exacerbation ou atténuer la probabilité d’une récidive lorsqu’ils quittent l’hôpital.
La majorité des travaux qui comparent l'espérance de vie des patients atteints de BPCO et de la population générale ne distinguent pas BPCO spirométrique et BPCO avec traduction clinique et tout particulièrement avec exacerbation.
Outre ses effets endocriniens et gynécologiques, la ménopause engendre d'autres modifications plus générales, comme par exemple l'accélération du déclin du capital osseux et la majoration progressive du risque cardiovasculaire. Mais le poumon aussi est concerné.
Les dommages occasionnés par le tabagisme actif semblent être le fil conducteur qui relie trois affections broncho-pulmonaires fréquentes et délétères à savoir le cancer du poumon, la BPCO et l'emphysème.
Pour qu'un médicament soit efficace, il faut d'abord qu'il soit pris. Certes, mais en matière de traitement inhalé, cela ne suffit pas, il faut aussi qu'il soit administré correctement.
Les pneumologues devraient, semble-t-il, s’intéresser de plus près aux maladies inflammatoires de l’intestin...
Divers travaux ont montré une prévalence accrue de reflux gastro-œsophagien (RGO) chez les patients atteints de BPCO. Une équipe danoise a donc recherché l'existence d'une association entre les deux entités et a évalué l'influence du traitement anti-acide.
Une augmentation simultanée des taux d’adrénomédulline, d’arginine vasopressine et de peptide natriurétique atrial est associée à un risque accru de décès chez les patients BPCO stables.
Le programme de la réunion de consensus INAMI sur les traitements efficients de la BPCO pouvait difficilement faire fi du chapitre relatif au tabagisme. Désigné comme expert pour commenter les données de la littérature, Pierre Bartsch (Université de Liège) a rappelé que, si l’arrêt du tabac demeure le traitement le plus efficace de la maladie, il est aussi le plus difficile à mettre en oeuvre.
La dernière conférence de consensus organisée par l’INAMI était consacrée aux traitements efficients de la BPCO. Ce type de réunion se déroule en plusieurs étapes. La présentation, publique, de la revue de la littérature est suivie par l’analyse d’un expert. Le jury, qui débat à huis clos à l’issue de la séance publique, élabore ensuite des directives. Nous vous proposons de parcourir les données présentées à propos des traitements médicamenteux d’entretien, étoffées par les commentaires de l’expert, le Pr Marc Decramer (UZ Leuven).
Les directives de l’Union européenne en matière de vente de produits du tabac expirent à la fin de cette année. Une occasion unique, aux yeux du Pr Marc Decramer (Département de Pneumologie, KU Leuven) de faire le bilan et de plaider en faveur d’une législation européenne plus stricte en la matière.
Medi-Sphere N° 776
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