Le Center for Disease Control (CDC) considère l’asthme comme un facteur de risque de maladie grave due à COVID-19. Cependant, l’asthme et l’allergie respiratoire n’ont pas été identifiés comme facteurs de risque significatifs de maladie COVID-19 grave dans des séries de cas provenant de Chine.
Nous relayons ici la position du groupe de travail Asthme et Allergies de la SPLF (Société de Pneumologie de Langue Française; splf.fr) sur la prise en charge des patients asthmatiques au cours de l’épidémie de COVID-19.
Les résultats de 2 études présentées à l’ATS pourraient entraîner des changements dans la prise en charge de l’asthme léger.
L’asthme est une maladie chronique des voies respiratoires impliquant différents mécanismes inflammatoires. Le phénotypage de l’asthme en fonction de l’inflammation des voies respiratoires permet de choisir le traitement le plus adapté au patient.
Dans un récent éditorial publié dans le European Respiratory Journal, Matthew Martin et Tim Harrison discutent de la question de savoir si le temps est venu de se passer des bêta-agonistes à courte durée d’action (SABA) inhalés dans la prise en charge de l’asthme.
Les infections virales et l'existence d'allergies sont des facteurs de risque majeurs et synergiques d'exacerbation chez les asthmatiques. En revanche, il y a peu de données étayant l'hypothèse d'une plus grande sensibilité des asthmatiques allergiques aux infections respiratoires bactériennes nécessitant des antibiotiques.
L’incidence de l’asthme diminue au-delà de 1.500 mètres.
Une étude a évalué l’intérêt d’un auto-guide de rééducation respiratoire dans l’asthme. Elle montre que cette approche conduit à un gain en qualité de vie. Son effet sur la fonction respiratoire et sur l’inflammation est limité.
L'analyse des données d'une cohorte de 254.610 sujets âgés de 4 à 17 ans vivant à Stockholm entre 2001 et 2011 indique une probabilité plus élevée de diagnostic d'autisme chez ceux nés de mères ayant pris des antidépresseurs au cours de leur grossesse.
Un phénotype de dermatite atopique caractérisé par une survenue des symptômes avant 2 ans est associé à un risque accru de développer une allergie alimentaire et un asthme, surtout si les symptômes persistent.
Les marqueurs cliniques et biologiques de l’asthme des parents avant la conception sont prédictifs d’asthme et de rhinite allergique au sein de la progéniture.
Dans le cadre d'une étude de cohorte prospective, une équipe américaine a étudié au sein d'un organisme de gestion de soins de santé, la relation entre l'importance de l'éosinophilie sanguine (nombre d'éosinophiles) et les événements liés à l'asthme chez des sujets de 12 ans et plus ayant un asthme sévère non contrôlé (SUA) et affiliés à cet organisme.
Les enfants asthmatiques sont plus susceptibles que les autres de devenir obèses.
Une étude de cohorte norvégienne a évalué l’impact d’un apport élevé en acide folique durant la grossesse sur le risque d’asthme au sein de la progéniture.
Les bébés de 3 mois ayant un niveau bas de certains types de bactéries couramment présentes dans l'intestin sont plus enclins à développer précocement des manifestations d'asthme et d'allergie.
Une équipe dans laquelle figurent 9 chercheurs du VIB et de l'Université de Gand pense être parvenue à établir une relation causale entre exposition à un environnement rural et protection vis-à-vis de l'asthme et des allergies.
En dépit d'observations précliniques et épidémiologiques favorables, il s'avère que les vertus anti-oxydantes des isoflavones dérivées du soja ne contribuent pas à l'amélioration des asthmes mal contrôlés.
Les pneumologues devraient, semble-t-il, s’intéresser de plus près aux maladies inflammatoires de l’intestin...
Existe-t-il un phénotype de l’asthme chez la femme? Et si oui, quelles en sont les spécificités? Résumé d’une présentation effectuée par le Pr Chantal Raherison (CHU de Bordeaux) dans le cadre du dernier Congrès de Pneumologie de Langue française (CPLF, Marseille, 31 janvier-2 février 2014).
Quels sont les mécanismes qui augmentent le risque périnatal chez la femme asthmatique? Doit-on craindre des effets néfastes périnataux consécutifs à l’emploi des traitements anti-asthmatiques? Comment peut-on améliorer la prise en charge de la femme enceinte qui souffre d’asthme? Les questions sont simples, les réponses circonstanciées, avec Michael Schatz (Department of Allergy at Kaiser Permanente, San Diego) dans le cadre du congrès de la Société Européenne de Pneumologie (ERS) à Barcelone en septembre dernier. Published ahead of print.
Une étude longitudinale établit un lien entre la consommation de vitamine D et E durant la grossesse et le risque d’asthme chez l’enfant.
Les exacerbations de l’asthme provoquées par la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont assez répandues et associées à une morbidité accrue de la maladie.
Les zones urbaines sont souvent considérées comme propices au développement d’un asthme. Vrai ou faux?
L’asthme est un syndrome qui rassemble de multiples tableaux différents en fonction de l’âge (nourrisson, enfant, adulte), des facteurs déclenchants, des caractéristiques de l’inflammation (éosinophiles, neutrophiles), du terrain (présence d’une cardiopathie, d’un surpoids), de l’environnement (profession, allergènes, tabagisme primaire ou secondaire) et de la pression thérapeutique que sa sévérité impose. Ce qui signifie aussi que son traitement doit être réfléchi, souligne Laure Couderc (Rouen) dans le cadre d’une session consacrée spécifiquement à l’enfant au cours du Congrès de Pneumologie de Langue Française 2015. Published ahead of print.
[D’après la communication du Pr Frédéric de Blay (Pneumologie, allergologie et pathologie respiratoire de l’environnement, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg), lors de la 14e Journée du Cercle de Pneumo-Allergologie de Langue Française (CPALF), octobre 2014] Les données de la littérature concernant l’éviction des allergènes sont assez hétérogènes. Elles varient pour la prévention primaire, secondaire ou tertiaire. Le concours de conseillers en environnement se rendant au domicile des patients semble déterminant. Le phénotypage de l’asthme et une meilleure caractérisation du type d’habitat permettront peut-être d’affiner la stratégie dans le futur. Published ahead of print.
L’asthme d’effort est la pathologie pédiatrique la plus fréquente. Le sport peut-il déclencher l’asthme? Peut-il aider les enfants asthmatiques? Le sport peut-il les réhabiliter? Quels sont les liens entre asthme et sport de haut niveau? Autant de questions, autant de réponses apportées par Henriette Dhivert Donnadieu (Montpellier) dans le cadre du congrès annuel de l’Abeforcal (Association Belge de Formation Continue en Allergologie). Cadre dans lequel elle insistait sur la nécessité du réentraînement à l’effort par la pratique encadrée d’une activité sportive afin de retrouver une bonne qualité de vie.
L’asthme sévère est une entité complexe, au point que plusieurs experts et sociétés savantes ont uni leurs efforts pour en préciser les contours. Les premières données belges sont désormais disponibles. Que nous apprennent-elles sur le profil des patients, les altérations de la spirométrie, les caractéristiques de l’inflammation, le contrôle de l’affection au quotidien, la qualité de vie et les corrélations entre ces différents paramètres?
«La plupart des études récentes montrent une augmentation régulière de la prévalence de l’asthme dans nos populations au cours des dernières décennies et ce malgré une connaissance accrue des mécanismes physiopathologiques de la maladie et la mise à disposition de médicaments de plus en plus performants», explique le Dr Jacques Lecomte (CHU Charleroi). «En cause notamment l’augmentation de la sédentarité, l’obésité accrue et un environnement agressif.» Ce qui a conduit son équipe à effectuer une étude orientée sur les facteurs environnementaux dans la région de Charleroi. Implications et résultats*. [* Présentation effectuée dans le cadre du congrès ‘Sport, eau thermale et environnement… Quelle influence sur la santé? ]
Medi-Sphere N° 776
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