Les autorités sanitaires et le corps médical ont beau phosphorer sur un déploiement de la télémédecine dans les soins de santé, de «l’autre côté de la barrière», côté public, des groupes de population paraissent totalement incapables de suivre le mouvement. Même prendre un r-v de façon digitale chez un médecin est pour eux terra incognita… La Luss tire la sonnette d’alarme.
En 2018, la LUSS (la coupole francophone des associations de patients) initiait avec la Région de Bruxelles-Capitale deux projets-pilotes de lutte contre la fracture numérique. Ils viennent de se terminer, et les conclusions des asbl participantes (Solival et Maks) sont sans appel.
La première a travaillé avec plus de 50 ans seniors sur l’appropriation de leur DMI. Verdict : elle relève une sous-information des participants sur les outils d’e-santé et une incapacité à s’en servir.
La seconde, un espace public numérique basé dans le quartier de Cureghem, confirme cette ignorance (par manque d’accès à l’info) et cette incompétence (par manque de maitrise des TIC), qui ont des répercussions fortes sur l’accès aux soins. D’après la Luss, Maks a constaté que même «l’utilisation du numérique pour prendre rendez-vous chez un médecin est totalement inconnue» [à un très grand pourcentage de la population bruxelloise].
La Luss compte poursuivre ses interpellations politiques, montrant que la digitalisation croissante des services de santé n’est pas sans effets secondaires.
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Il y a 2 volets: accès même à son dossier (fracture numérique) et compréhension de ses données (fracture plutôt sociale). L'un est technique l'autre educationnel. L'un pose la Q des aides possibles (communes, cpas, oa..) sans pr autant accéder au dossier de la personne! 1/2 https://t.co/krv1oqFQVR
— Duvillier Thibaut (@DuvillierT) November 2, 2021
Le 2eme pose la Q de litteracy et (info)formation à la gestion de ses données et ici le review des portails en ce sens. C'est prévu en 2022 pour le portail https://t.co/yxpAYmapr5 ..2/2 https://t.co/krv1oqFQVR
— Duvillier Thibaut (@DuvillierT) November 2, 2021
La compréhension des données de santé c'est la littératie en santé.
— Nathalie Schirvel ???????? (@NatSchirvel) November 2, 2021
le KCE a publié un rapport en 2020https://t.co/ADLzq8O8Re
Et Sciensano communique régulièrement sur le sujet.https://t.co/A9NMvlJ6CO https://t.co/XovxGWmmam pic.twitter.com/WtyOl0Exan
Commencer par créer un service qui aide les patients à installer ItsMe, le cas échéant, à leur domicile
— David SIMON (@Freedoc_be) November 2, 2021
Les mut, cpas, communes pourraient sans doute aider (cf aussi proposition de M.Michel d'écrivain public numérique) mais on doit étre attentif à dissocier l'aide à l'authentification de l'accès même au dossier santé qui doit rester uniquement aux mains du patient (et prestataire)
— Duvillier Thibaut (@DuvillierT) November 2, 2021
En effet, @DuvillierT
— David SIMON (@Freedoc_be) November 3, 2021
Dans 2/3 des cas le patient ignore l’existence de son consentement
Dans 9/10 il n’est pas éclairé de ce à quoi ce consentement donne accès
Pour cette raison l’ABSyM plaide pour une matérialisation du consentement éclairé par une action volontaire tracée
Derniers commentaires
Charles KARIGER
10 novembre 2021La ville nouvelle (à ne pas confondre avec les antiques "Villeneuve") n'est accessible qu'aux jeunes adultes capables aisément de marcher, rouler à vélo, etc. De même, la vie nouvelle n'est accessible qu'aux "branchés" suffisamment riches pour suivre les obligations de renouvellement du matériel de télécommunication et de celui du matériel informatique et suffisamment instruits pour s'en servir.
Les autres, les parasites,... euh... euh... Ils n'ont qu'à se dém***. On ne va quand même pas tenir compte d'eux! Non mais... Allô quoi!