Le fabricant de médicaments Janssen Pharmaceutica investit 21 millions d'euros dans une nouvelle technologie pour la production continue de médicaments sur le campus de Beerse. Grâce à cette technologie, le processus de développement nécessite moins de matières premières et le temps de traitement total peut être réduit de moitié.
En tant que médecin vous pouvez bénéficier du "statut social" si vous êtes partiellement ou complétement conventionné. De nouveaux montants ont été proposés pour 2018.
Le fédéral, les Régions et la Fédération Wallonie-Bruxelles devront se mettre d'accord sur le budget des hôpitaux universitaires où il manque plus de 50 millions d’euros.
Une étude d’un département statistique du ministère français de la Santé (la Drees) indique que les médecins libéraux – c’est-à-dire nos indépendants – ont connu entre 2011 et 2014 une hausse modérée de leurs revenus. En 2014, un MG français a déclaré en moyenne un revenu d’activité de 86.000 euros. Les spécialistes sont à 141.000 euros, avec des écarts notables entre spécialités.
Solidaris n’est pas le seul organisme à s’alarmer de l’avenir étriqué qui semble réservé à l’information neutre en matière de médicaments. Le GBO dit s’inquiéter lui aussi des coupes claires annoncées dans les rangs des visiteurs médicaux indépendants.
Le docteur David Bouillon, médecin à la Maison Médicale de Ghlin (Mons), propose de faire évoluer une loi de 2009 imposant la destruction des médicaments non périmés. L'initiative du praticien montois est de permettre la redistribution de ces médicaments aux personnes précarisées.
La deuxième phase de l'audit réclamé l'an dernier par la ministre des Affaires sociales et de la Santé Maggie De Block sur l'organisation, le fonctionnement des structures et les coûts des maisons médicales vient de s'achever, indique mercredi la Fédération des maisons médicales (FMM). Celle-ci est inquiète et craint la "mise à mort du secteur", dit-elle dans un communiqué.
La fédération belge de l’industrie des technologies médicales, Unamec, change de nom et devient BeMedTech. Une façon de souligner l’évolution d’un secteur qui travaille activement à la digitalisation de la santé. Le corps médical prendra-t-il le train en marche?
Digital Attraxion entend proposer un accompagnement aux startups numériques performantes. Il sera d’une durée de trois à neuf mois. Son objectif est notamment de viser les secteurs de la biotech....
Une plate-forme est mise sur pied en Wallonie pour que des professionnels de la santé rencontrent le monde économique et industriel. Objectif: répondre aux besoins innovants de santé de la population.
Investir un euro dans des autoroutes vélo rapporte de deux à quatorze euros en avantages pour la santé, lit-on lundi dans De Standaard.
Avec un rendement financier net de 3,55% en 2016 et un rendement annuel moyen au cours des deux dernières décennies, de 7,15% Amonis reste un modèle de stabilité en ces temps turbulents. Les affiliés ont partagé des bénéfices de 3,25%.
Le cabinet de la ministre Magie De Block a réagi suite à la publication d'un communiqué signé par tous les acteurs du monde de la santé qui exigent des investissements dans des stages de formation de qualité,..
L'industrie chimique et pharmaceutique a créé 1.400 nouveaux emplois en deux ans, ce qui représente la plus forte croissance en 10 ans.
En 2016, 159 médecins généralistes flamands ont reçu une prime de 20.000 euros parce qu’ils se sont installés dans une zone à faible densité de MG. Il s’agit d’une augmentation de 60% par rapport à l’année précédente. Mais pour les MG flamands l'argent ne suffit pas.
Comme nous l’avions déjà signalé précédemment, les modalités de remboursement d’un certain nombre de médicaments ont été modifiées au 1er avril. Si certains deviennent plus chers pour le patient, d'autres deviennent moins chers. Petite revue des changements.
Ce 1er avril verra évoluer considérablement le remboursement de trois catégories de médicaments, les sprays nasaux à base de corticoïdes, les sartans destinés au traitement de l’hypertension et les inhibiteurs de la pompe à protons. La seule augmentation pure et dure concerne les sprays nasaux – une mesure que les autorités ont initialement cherché, non sans une certaine maladresse, à faire passer pour un usage rationnel de la médecine, mais qui vise en réalité à faire des économies.
Le déficit de la Sécurité sociale sera trois fois plus important que prévu, le gouvernement a surestimé les recettes, rapportent vendredi L’Echo, De Tijd et La Libre Belgique. Le déficit de la Sécurité sociale pour 2017 était encore estimé à 261 millions d’euros fin 2016. Or un nouveau rapport adressé aux membres du comité de gestion de la sécurité sociale révèle que ce déficit serait plutôt de 794 millions d’euros. Soit une différence de plus de 530 millions d’euros.
Les personnes aux revenus bas, au niveau d'éducation peu élevé ou issues de l'immigration ont davantage tendance à postposer une visite chez le médecin, ressort-il d'une étude sur base des données de 70.000 patients menée dans 34 pays, dont la Belgique.
L'impasse perdure entre le comité de l'assurance soins de santé et les kinésithérapeutes. La nouvelle proposition de convention déposée sur la table n'a pas reçu l'assentiment d'Axxon qui estime qu'elle ne contient que des promesse à moyen et long terme. Le blocage reste donc entier. La situation, suivie avec attention par les spécialistes, préfigure-t-elle des lendemains qui déchantent vendredi prochain, date de la prochaine médicomut?
La cheffe de groupe cdH Catherine Fonck a appelé mardi le premier ministre Charles Michel et les partis de la majorité à «cesser de se plier au diktat de la N-VA dont le projet est de mettre à mal la santé et la sécurité sociale».
A grand renfort de tableaux chiffrés, l’ABSyM revient sur les déconventionnements intervenus en fin d’année. Pour lui, ce sont 187 médecins de plus que le nombre médiatisé par l’Inami qu’il faut considérer comme s’étant désengagés. Le syndicat voit dans ces décisions individuelles l’effet d’une «mesure abusive», à laquelle il (re)dit s’être toujours opposé.
Mi-décembre, le VAS (aile flamande de l’ABSyM et structure d’appui reconnue) a reçu un mail pour le moins préoccupant du fonds de participation flamand Participatiemaatschappij Vlaanderen (PMV): les autorités flamandes n’auraient toujours pas versé à certains médecins l’intervention dans les frais de personnel supportés en 2015. «L’avenir est incertain», s’inquiète Marc Moens, président du syndicat. «S’agit-il d’un simple retard, ou ces moyens sont-ils définitivement perdus?» Impulseo lui-même pourrait-il être voué à disparaître? Le ministre Vandeurzen affirme en tout cas que non…
Applications de monitoring santé, plateformes et dispositifs de télémédecine, dispositifs médicaux digitaux… les innovations en santé digitale explosent. L’un des principaux défis pour les startups qui développent ces nouveaux outils est d’accéder au marché et d’obtenir un remboursement. Pour éclairer les acteurs, Jo De Cock, l’administrateur général de l’Inami, a été invité à présenter sa vision et les évolutions futures en matière de remboursement devant un panel d’entrepreneurs.
Maggie De Block se souviendra sans doute longtemps, et pas en bien, de son expédition à Jurbise, lundi soir. Elle y était conviée par l’ex-ministre Galant, redevenue bourgmestre de la (riche) commune du nord de Mons, pour une causerie sur les défis des soins de santé. La ministre Open VLD était toutefois attendue de pied ferme par plus d’une centaine de manifestants du SETCa et de la CNE, protestant bruyamment contre les économies édictées dans la santé.
Face à la mobilisation des hôpitaux, la ministre de la Santé publique supprime l’obligation pour les hôpitaux de réduire la durée de séjour après accouchement mais maintient l’économie budgétisée. A répartir en 2016 sur tous les hôpitaux généraux.
Un groupe de travail vient d’être créé pour permettre aux hôpitaux publics bruxellois de s’allier avec d’autres acteurs afin de développer l’hospitalisation à domicile (HAD). Etienne Wéry, patron du réseau hospitalier, met en garde contre les fausses croyances liées à l’HAD.
Vésale Pharma a inauguré le 3 juin son centre de R&D et d’industrialisation de sa technologie Intelicaps®. Une étape importante dans le développement industriel des solutions probiotiques.
Le gouvernement Michel a pris en 2015 une série de mesures concernant la retraite. Le premier fonds de pension pour les prestataires de soins, Amonis, s’adapte à ce nouveau contexte et a, entre autres, créé une nouvelle formule d’Engagement individuel de pension (EIP).
Donner à tous les patients cancéreux en Europe la possibilité de recevoir les meilleurs soins, telle est la mission de l'Organisation of the European Cancer Institutes, présidée par le Dr Dominique de Valeriola (directrice médicale, Institut Jules Bordet) qui vient d'accueillir le congrès de l'OECI à Bruxelles (15-17 juin).
L’installation de chaque nouveau scanner sera désormais communiquée aux autorités par son installateur. Cette mesure est reprise dans une convention signée entre la ministre De Block et la coupole représentative de l’industrie des dispositifs médicaux, BeMedTech. L’objectif est d’alimenter le registre national des appareils médicaux lourds ou scanners (RMN, CT et PET-Scan).
La médico-mut accorde un meilleur remboursement de la reconstruction mammaire par tissu autologue après une mastectomie consécutive à un cancer ou à titre de prévention d'un cancer. A l’avenir, les suppléments dits d'esthétique seront absolument interdits. La facture sera moins élevée pour les patientes mais les honoraires des chirurgiens seront adaptés à la complexité et durée de l’intervention.
La médico-mut a approuvé ce lundi 4 juillet un projet d'arrêté royal qui fixe les conditions dans lesquelles les laboratoires peuvent attester des suppléments pour des prestations ambulatoires de biologie clinique, d'anatomopathologie et de génétique.
Dans la note de redesign des 8 administrations de santé, qui a été examinée le lundi 11 juillet par le Conseil général et le Comité de l'assurance de l'Inami lors d'une séance conjointe, il est indiqué noir sur blanc que le KCE, le SCIENSANO - institut en cours de constitution qui regroupe l'ISP et le CERVA - et le Conseil supérieur de la santé vont fusionner. Une intégration pour maximaliser l'efficience et réduire les coûts. Le risque est grand de perdre l'ADN de ces structures...
Des sociétés spécialisées proposent aux futurs parents, pour des tarifs allant de 40 à 150 euros, des échographies 3D/4D «de plaisir» ou «souvenir». L’Ordre des médecins recommande d’encadrer ces pratiques commerciales.
L'Institut Scientifique de Santé Publique (ISP) et le Centre d'Étude et de Recherches Vétérinaires et Agrochimiques (CODA-CERVA) fusionneront au 1er janvier 2017 dans une nouvelle structure, baptisée Sciensano.
Les pensions des indépendants et des salariés seront égalisées dès ce 1er août. Une mesure qualifiée d’ «historique» par le ministre des Indépendants.
Le 25 juillet, le Comité de l’assurance a fixé dans une convention de nouvelles règles pour la reconstruction mammaire autologue. Les 62 hôpitaux qui disposent d’une clinique du sein coordinatrice peuvent décider d’adhérer ou non à cette convention.
Le PS a dénoncé vendredi par la voix de sa cheffe de groupe à la Chambre, Laurette Onkelinx, la réforme du financement de la sécurité sociale approuvée vendredi par le gouvernement, estimant qu'elle «asphyxie totalement notre sécurité sociale et met en péril l'essence même de ce précieux mécanisme de solidarité: le financement des pensions, des soins de santé et des revenus de remplacement». Selon les socialistes, «ce gouvernement démantèle purement et simplement la protection sociale de tous les Belges au moment où ils en ont le plus besoin».
A partir du 15 octobre, les rênes de beMedTech seront dans les mains de Marnix Denys (50 ans). Après un passage de témoin par Richard Van den Broeck – qui en a assuré la direction pendant plus de 15 ans – Marnix Denys assumera la direction journalière de beMedTech, la fédération belge de l’industrie des technologies médicales, au 1er janvier 2017.
Budget des soins de santé, numerus clausus, lutte contre le cancer… , Maggie De Block reste Maggie De Block... , directe: «Les libéraux sont toujours indépendants. Toutes mes décisions se font dans l’intérêt du patient.» Interview-bilan des dossiers chauds de l’été et de la rentrée.
Maggie De Block, l’Inami et les mutuelles cherchent des solutions pour lutter contre la fraude dans les soins de santé. Une des pistes explorées est de créer un point de contact auquel auraient accès les patients et les médecins. L’objectif est de traquer les actes prescrits et facturés qui ne seraient pas exécutés. L’Absym craint qu’un tel système détériore la relation patient-médecin et regrette l’attitude antimédical de certains médias et «partenaires du système».
La rencontre avec la ministre De Block n’a rien donné de spectaculaire, rapporte le GBO. Zéro engagement à retenir le couperet budgétaire, juste la promesse de présenter aux médecins, à la prochaine médico-mut, des «priorités» sur lesquelles travailler «ensemble» jusque fin d’année. C’est maigre et flou. Le syndicat attend de découvrir le 7 novembre ces fameuses priorités, pour définir la conduite à adopter.
Pour les écologistes, la nouvelle réforme proposée par Maggie De Block à l’Inami pour harmoniser et simplifier les indemnités de maladie détricote encore davantage les filets de la sécurité sociale.
La N-VA tente une nouvelle fois de réaliser des économies sur le dos des soins de santé. Maggie De Block avait déjà prévenu dans nos colonnes qu’elle s’y opposera. Elle le répète dans le Soir. Solidaris prévoit un déficit supplémentaire de 1,8 milliard dans le secteur d’ici 2019. Il n’y a pas de doute: les discussions budgétaires ont commencé. Elles s’annoncent musclées.
Comment Maxime Prévot, ministre régional de la Santé, réagit-il à la décision de sa collègue du fédéral de geler l’agrément de nouvelles maisons médicales au forfait? Sans enthousiasme, comme on l’imagine. Lui-même a fait de ces structures un rouage de choix dans la réorganisation de la première ligne wallonne. Doutant qu’un moratoire soit une bonne idée, il promet d’interpeller Maggie De Block «en l’invitant à une réelle concertation à ce sujet».
Le gouvernement Michel projetterait, selon La Libre Belgique, de diminuer le remboursement de certains médicaments – en fonction de leurs utilité réelle et taux d’usage – afin de réduire les coûts de soins de santé.
Ambiance tendue lundi dernier au Comité de l’Assurance pour les négociations autour du budget 2017…
Au lendemain de l’accord budgétaire dont le gouvernement Michel a finalement accouché, Maggie De Block explicitait les mesures frappant (durement, avec un total de 900 millions d’économies imposées) les soins de santé. Elle admet que la non-indexation partielle des professionnels de santé en 2017 constitue «un effort considérable» attendu d’eux.
Ce lundi, lors de la discussion au parlement de la déclaration gouvernementale et du budget de l’équipe Michel, l’ancienne ministre de la Santé Laurette Onkelinx, cheffe de groupe PS, a dénoncé le fait que «la moitié de l’effort pèse sur la sécu dont 900 millions sur les soins de santé». Elle prévient de l’effet possible de l’indexation rabotée des honoraires médicaux sur l’accès aux soins: «des accords tarifaires bénéfiques pour les patients pourraient être dénoncés».
Le président de l’ABSyM estime que tout va de mal en pis avec l’attaque lancée contre l’indexation des prestataires de soins en général, et des honoraires médicaux en particulier. En décidant «unilatéralement des économies, sans base légale», l’accord médico-mutualiste en cours pourrait bien exploser – même si ce ne sera peut-être pas aussi simple sur le plan juridique.
Les mutualités socialistes Solidaris s’insurgent contre la décision du gouvernement de prévoir de nouvelles coupes dans le budget 2017 des soins de santé alors que la norme de croissance de l'assurance-maladie, fixée à 1,5%, n’est déjà pas respectée dans les faits. Du côté de la mutualité chrétienne (MC), on qualifie d’inacceptable l’effort supplémentaire de 240 millions (par rapport à ce que le Comité de l’assurance a entériné) que le gouvernement Michel serait en passe d’imposer.
Luc Van Gorp, le big boss des MC, estime que la différence de revenus entre les médecins hospitaliers et les infirmiers est trop importante… et que les spécialistes qui gagnent beaucoup devraient donc se serrer la ceinture pour réduire ce fossé excessif. Marc Moens (ABSyM) y voit une déclaration de guerre, Maggie De Block s’efforce de nuancer.
L’ABSyM exprime tout son écœurement face à l’attaque en règle du gouvernement contre les médecins indépendants et qui – surtout les conventionnés – ont des revenus dépendants du bon vouloir des autorités en matière d’indexation. Celle-ci est en passe d’être amputée des deux tiers. Et ce, alors que des sauts d’index se succèdent depuis 2010, entraînant une perte de revenus cumulée de plus de 9%!
«Nous avions déjà voté contre la proposition des mutuelles, au comité de l’assurance, réduisant l’index de 0,85%. A fortiori, nous n’applaudissons pas les velléités du gouvernement d’imposer une rétention plus élevée encore!», soupire Paul De Munck, président du GBO. Son syndicat avisera de la conduite à tenir avec ses partenaires du Cartel, après et en fonction de l’issue du conseil général, à l’Inami.
Parmi les mesures de budget annoncées, l'augmentation du ticket modérateur pour certains antibiotiques doit rapporter 14,8 millions d'euros dans les caisses de l'Etat en 2017. «Une disposition qui pénalise les patients les moins fortunés et n'est pas des plus efficaces pour limiter la surconsommation d'antibiotiques», estime Marie-Christine Closon, professeur en économie de la santé à l'UCL.
Sous Cameron, le NHS avait déjà quelque 22 milliards à épargner d’ici à 2020. A côté de cette économie substantielle, différents scénarios circulent à propos de l’impact du Brexit sur le NHS et les prestataires de soins.
Encore des projets pilotes, direz-vous… C’est un mode opératoire qui est cher, manifestement, à Maggie De Block. Cette fois, elle veut tester, dès 2017, des applications santé. Cet été, les prestataires pourront introduire un projet pilote dans cinq domaines: soins du diabète, de santé mentale, cardiovasculaires, AVC et douleur chronique. Les projets peuvent relever de diverses formules de la «m-santé», la santé mobile, le télémonitoring, la vidéoconsultation, les appareils portables ou l’autogestion.
Les parturientes se verraient prescrire un nombre trop élevé d’examens (échographies, tests de biologie clinique). «Il faut démédicaliser la grossesse», recommandent les Mutualités libres en se basant sur une étude réalisée auprès de 19.500 femmes. Qu’en pensent les gynécologues? Réaction de Michel Masson (Absym, GGOLFB).
Comme annoncé dans le «pacte d’avenir pour le patient avec l’industrie», et suite aux conclusions du rapport 246B du Centre d’expertise des soins de santé, la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, a dégagé un budget de 5 millions d’euros en 2016 et en 2017, pour le lancement d’un programme de recherches cliniques non commerciales...
Guy Delrée, président du Fag, est monté au créneau dès le début de la «crise PMG». Il faisait partie de la large délégation de MG reçue au cabinet De Block. Pour lui, ce dernier est «tout sauf un cabinet pro-MG». Les quelques pistes avancées fin octobre par sa cellule stratégique lui font douter d’une réelle volonté de soutien à la première ligne.
La saison des fronts communs bat son plein. Elle suit l’adoption du budget santé corseté de Maggie De Block. C’est au tour de ténors des soins infirmiers à domicile, tant flamands que francophones, de s’époumoner contre l’âpreté des économies qui les frappent. Et ce, alors que les discours politiques prônent le maintien à domicile ou l’hospitalisation raccourcie. Ils s’estiment non soutenus dans la poursuite de leurs projets, tels que la collaboration intégrée pour les soins aux malades chroniques.
À l’issue de l’entretien au cabinet De Block fin de semaine dernière, les représentants des syndicats et des associations de MG francophones et flamands n’ont pas caché leur déception ni «une colère encore plus grande». Le coup d’arrêt au déploiement des postes se confirme, et le dégel partiel des subsides 2015 est conditionné à des mesures que le cabinet n’a pas concrètement explicitées. Ils prient la ministre d’expliciter sa vision.
Les MG sont sortis «encore plus déçus et en colère» de l’entrevue au cabinet De Block sur le coup d’arrêt donné à la dynamique PMG. Hier, la ministre a annoncé les inviter «dès la semaine prochaine» à un groupe de travail définissant une vision intégrée des services de garde. Promesse de Toussaint ne peut rester lettre morte… Néanmoins, la diversité des pratiques entre postes la chipote. Elle prévient rester attachée à «une plus grande normalisation des critères» de financement.
Différents médias ont relayé une réponse du cabinet De Block à l’agence Belga, expliquant qu’en dépit de la création des PMG en 2003, le recours aux urgences pour des cas légers n’avait pas décru, voire avait augmenté. Reinier Hueting, président du Cartel – la coalition syndicale à laquelle est rattaché le GBO – démonte cet argument.
Un front commun d’une envergure inédite (Fag, FAMGB, GBO-Modes, Absym/BVAS, Domus, AADM, ASGB, Wachtposten Vlaanderen, SVH) clame son indignation face au gel brutal de 10,2 millions servant le développement des postes médicaux de garde (PMG). Les protestataires attendent beaucoup d’une rencontre avec Maggie De Block ce jeudi. Des actions ne sont pas exclues si le face-à-face n’est pas concluant.
L’Absym, par la voix des Drs Lemye et Herry, s’insurge à son tour contre la décision de Maggie De Block de geler les subsides des PMG. Sans s’opposer à une standardisation des financements accordés, le syndicat qualifie ce coup d’arrêt d’«impensable». Il regrette une «grossière erreur de calcul budgétaire imposée par le gouvernement» et énumère les économies, non chiffrées, engendrées par les postes.
Pour Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo versée dans les matières de santé, la décision de Maggie De Block de couper avec effet immédiat le financement des nouveaux projets de PMG, est une «trahison» des MG et de la déclaration gouvernementale. Pour le parti vert, la ministre de tutelle doit revenir sur sa décision, qui va faire fleurir des zones privées de garde population.
La confection du budget 2016 de l’assurance-maladie est, décidément, la saga à rebondissements du moment. Un flou tenace règne quant à la réelle adoption de la proposition budgétaire médiatisée le 15 octobre par Maggie De Block. Ne faisant pas l’unanimité, elle serait, selon les interprétations, «recalée» ou du moins «postposée» au prochain conseil des ministres, ce vendredi.
Le gel du budget des postes de garde inscrit dans la proposition unilatérale du gouvernement Michel soulève de très vives protestations en Flandre également. AADM, l’aile syndicale de Domus Medica, titulaire de trois sièges MG en médico-mut, désapprouve sans ménagement. Elle propose de plutôt réaliser des économies dans la biologie clinique et auprès des ‘outliers’ en imagerie.
Les réactions négatives se multiplient dans le dossier «gel du financement des postes de garde» (*). «Je ne comprends la logique qui sous-tend cette mesure», déclare Stefan Teughels, qui dirige la coupole des postes flamands Wachtposten Vlaanderen. Comme beaucoup, il s’interroge sur la genèse de cette mesure-surprise, via laquelle Maggie De Block ne pouvait que décevoir ses ex-confrères.
Le Cartel, la coalition syndicale qui regroupe le GBO, le MoDeS et l’ASGB côté flamand, est atterré par les velléités du gouvernement Michel de geler les ressources des postes médicaux de garde (PMG) en médecine générale, vécues comme une agression contre la profession. Il dit avoir interpellé en urgence Maggie De Block.
C’était à prévoir. Le Fag a réagi au gel des subsides de développement des postes de garde (PMG), inclus dans la version du budget soins de santé 2016 telle qu’imposée par le gouvernement Michel. Guy Delrée interpelle Maggie De Block. Il déplore sa volte-face et regrette que la ministre soit peu encline au contact avec les MG. «Un inexorable sentiment de trahison et de colère gagne les cercles.»
A l’occasion de la «Journée mondiale des médecins généralistes», instituée par la Wonca le 19 mai, l’ABSyM remercie les intéressés «pour le rôle important qu’ils occupent dans notre société». Le syndicat en profite pour redire son opposition de principe à l’obligation de pratiquer en tiers payant et promettre qu’il veillera au grain en matière d’informatisation.
Le Fag a adressé une lettre ouverte à Maggie De Block à propos du processus de mise en place de projets d’hospitalisation à domicile (HAD). Les cercles revendiquent d’y être associés. A leurs yeux, il serait fructueux d’interroger les MG sur le soutien dont ils auraient besoin pour éviter une hospitalisation, une ré-hospitalisation ou pour mieux organiser une sortie plus précoce.
Les scientifiques sont aujourd’hui soumis à une pression de publication extrêmement élevée, avec à la clé un impact néfaste sur la qualité voire même de véritables manipulations. Et, tant en Belgique qu’à l’étranger, ils en ont plein le dos!
L’ABSyM fait savoir qu’elle ne désarme pas dans son opposition de principe au tiers payant social obligatoire. Le report de quelques mois qui devrait intervenir incessamment n’est motivé que par des complications techniques et, aux yeux du syndicat, ne résout pas le problème de fond. L’ABSyM suggère au gouvernement Michel de profiter de cette seconde postposition de la mesure pour revoir sa copie.
L’Inami l’a annoncé: le tiers payant obligatoire pour les BIM sera d’application à partir du 1er octobre 2015. Un report qui ne change rien à la loi. On le doit juste au retard d’intégration de la fonctionnalité «facturation électronique» dans certains logiciels médicaux. On le sait, l’ABSyM s’oppose à l’aspect coercition. Le GBO n’y est pas favorable non plus en tant que mesure isolée.
Nous avons plus d’une fois évoqué la ferme opposition de l’ABSyM à l’obligation de tiers-payant social. Le syndicat passe à la vitesse supérieure. Il propose aux MG belges une pétition. Celle-ci a pour destinataire Maggie De Block, qui se voit priée instamment de suspendre la nouvelle règlementation. Les signataires ne rejettent pas le principe même du tiers-payant, mais bien l’aspect coercitif. A l’heure d’écrire ces lignes, le document de protestation avait rassemblé 1670 signatures.
Un front commun associant GBO, ABSyM, Fag et SSMG, rejoints par le syndicat de MG flamands SVH, prie instamment le gouvernement Michel de postposer l’obligation du tiers payant. Un régime d’application forcée face aux BIM, mais interdit avec d’autres patients qui peuvent être en difficulté, regrette les signataires. Ils réclament un consensus respectueux de leur revendication - ne pas altérer la relation MG/patient - ainsi que des modalités pratiques qui ne les lèsent pas: paiement rapide, pas d’exigence technique impraticable…
La ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique ne chôme pas, certainement pas quand elle est apostrophée par le parlement, et le fait savoir: elle vient de franchir en cette mi-septembre le cap de la 1.000ème réponse parlementaire formulée depuis sa prestation de serment, le 11 octobre 2014.
Dans une lettre aux gouverneurs provinciaux, le Conseil Fédéral des Cercles de Médecins Généralistes exprime son inquiétude face au risque d’éventuelles coupures de courant.
En 2013, un statut social a été accordé à 28.600 médecins, pour un total de plus de 120 millions d’euros. Les autorités veulent affiner les conditions d’attribution du statut social sur base du niveau d’activité. Une simulation – se basant sur un seuil d’activité de 25.000 euros par généraliste pour des prestations effectuées dans le cadre de l’assurance-maladie – a été extrapolée à d’autres spécialités...
La Cour Constitutionnelle a rejeté une requête en annulation de l’augmentation de la taxe sur le boni de liquidation, que le gouvernement Di Rupo avait décidé de porter de 10 à 25%. Dans les faits, cette décision n’a toutefois guère d’importance, car les propriétaires d’une société (médicale) ont obtenu gain de cause sur le plan politique…
Le Service d’évaluation et de contrôle médicaux (SECM) s’attache à sensibiliser les dispensateurs de soins à la problématique de la fraude, tous degrés confondus. Dans un premier temps, il se concentrera à l’échelon national sur les infirmiers à domicile, qui représentent le plus grand nombre de cas de fraude en pourcentage. Le service devrait toutefois également de plus en plus se profiler à l’échelon européen.
Le tiers payant social obligatoire ne débutera pas, comme initialement annoncé, au 1er janvier 2015. Divers problèmes techniques restent à résoudre pour implémenter un système qui va concerner pas moins d’1,8 million de citoyens. Les explications de Maggie De Block.
Paul Callewaert, secrétaire général flamand des mutualités socialistes, a souhaité s’adresser à la ministre de la Santé publique Maggie De Block dans une lettre ouverte.
Une collaboration entre le département de génétique humaine du centre médical universitaire de Leyde (Leids Universitair Medisch Centrum, LUMC) et une start-up néerlandaise a débouché sur une combinaison étonnante d’innovation biomédicale et de production d’énergie durable. Un certain nombre de familles ont en effet la possibilité de bénéficier gratuitement de la chaleur libérée par les serveurs ultra-puissants...
La facturation à l’unité des médicaments (solides) remboursables prescrits aux résidents des maisons de repos est entrée en vigueur le 1er avril. Les premiers professionnels concernés par la mesure sont les pharmaciens d’officine. Les médecins traitants des résidents seront-ils concernés? L’APB aimerait, en tout cas, discuter modalités pratiques avec eux. Toute modification de traitement ou de posologie devrait être instantanément communiquée au pharmacien dispensateur, indique-t-elle notamment.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé publique a demandé mercredi 6 mai en sous-commission parlementaire de la Cour des comptes de donner à cette institution un mandat pour procéder à deux audits sur le financement des mutualités.
La Mutualité chrétienne a sondé 52.000 de ses membres pour leur demander de se prononcer sur une série de sujets liés à l’accessibilité aux soins. Les résultats de ce sondage renforcent la ligne politique de l’organisme assureur. Cela tombe bien.
Maggie De Block annonce que le conseil des ministres a, sous son impulsion, adopté le 27 mars un train de mesures ayant pour dénominateur commun d’injecter «plus de transparence dans les soins et plus de droits pour les patients en difficulté». Inscrites dans une loi encore à voter, ces mesures incluent, e.a., la suppression de suppléments en hôpital de jour sauf chambre particulière et de la transparence tant dans le chef des médecins que des OA.
Serait-il pertinent de financer avec les deniers publics des études cliniques qui résolvent des questions laissées ouvertes par celles de l’industrie pharmaceutique, telles les comparaisons d’efficacité ou d’approches médicamenteuses versus non médicamenteuses? Le KCE conclut positivement. Il plaide pour une définition soigneuse des questions à investiguer en priorité, et le déploiement d’une infrastructure professionnelle avec des experts organisés en réseaux pour conduire les programmes de recherche.
Medi-Sphere N° 776
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