Le Comité de l’assurance vient d'approuver plus de 120.000 euros de frais d'investissement au profit de cinq PMG. Toutefois, selon Marc Moens, ce montant global est assurément trop limité, car de nombreux autres postes sont demandeurs de financements.
«Je n’ai rien contre les confrères flamands, bien sûr. Je ne leur en veux pas de défendre leurs intérêts, leur vision. Mais voilà, force est de constater que leurs attentes sont écoutées. Nous, on n’a pas cette chance…» Guy Delrée, président de la FAGw, la Fédération des cercles wallons, déplore un différentiel allant croissant en faveur de la Flandre dans les flux de subsides aux PMG.
Johan Sterkendries, ex-président de la SMWE (le cercle de Waremme), doute de la pertinence de la garde MG en nuit noire. Il n’en a jamais été un fervent partisan. Mais des chiffres tout frais bétonnent son scepticisme ...
La médico-mut a débattu, hier soir, d’une proposition sur le fonctionnement et le financement de la garde et des PMG. Elle émane de la récente cellule inter-administrative spécifique (CIA). Le GBO coince sur deux points qu’il juge inacceptables.
Il faut que les autorités continuent de discuter de l’organisation de ce service au public avec un a priori de confiance pour les MG.
«On se doutait que ça viendrait un jour», explique Guy Delrée, président sortant du Fag wallon. «Le principe de formaliser l’obligation de garde n’est pas nouveau: il figurait déjà dans l’accord de gouvernement (1). Le maintien de l’agrément, c’était une arme, mais Maggie De Block voulait revenir avec quelque chose de plus fort.»
La ministre fédérale de la Santé met la touche finale à un avant-projet de loi dont une disposition contraindrait, explicitement, les généralistes belges à assumer la garde population. On basculerait donc vers une obligation inscrite texto dans une loi, quand actuellement la participation à la garde relève de la déontologie.
De longue date, les cercles luxembourgeois pestent contre le peu de cas que le Fédéral fait de leurs SOS. La sensibilisation des pouvoirs locaux a, par contre, mieux fonctionné.
PMG-LD recense 238 patients à avoir fait l’objet de soins sur les deux premières semaines d’ouverture. «Soit 5,95 patients/PMG/nuit en moyenne», convertit Philippe Vanderlooven, le coordinateur de l’asbl PMG-LD. Des patients très majoritairement vus en consultation. Quant aux médecins participants, ils ont à 98% trouvé la charge de travail normale.
Ils l’avaient annoncé au printemps, ils ont sauté le pas cet été. Depuis deux mois, 5 des 7 postes couvrant Dinant et la province du Luxembourg sont ouverts en soirée du lundi au jeudi. Après 23h, on descend à 3. Comment fonctionne ce dispositif inédit? L’éclairage de Philippe Vanderlooven, coordinateur de l’absl PMG-LD, qui gère le réseau de postes.
Ce n’est pas le premier exemple français d’opération séduction dont Medi-Sphere vous parle, visant à attirer un généraliste en milieu (plutôt) rural. Mais celui-ci a pour particularité d’employer la vidéo et l’humour. Le clip a fait le buzz chez nos voisins... Mais le poste est toujours vacant!
Une hausse de fréquentation du poste de Bambois frôlant les 30% en moyenne si l’on compare les ‘mauvaises saisons’ 2016-17 et 2017-18. Voilà un premier constat - gratifiant - posé par le Cegeno, le cercle namurois qui gère le poste, six mois après avoir initié une campagne de sensibilisation des patients au bon usage de la garde, MG ou hospitalière. Une opération menée en synergie avec l’hôpital local, le CHRVS.
Dès le 16 juillet, cinq des postes de garde du réseau piloté par PMG-LD, à Dinant et en province de Luxembourg, seront ouverts en soirée de semaine, et trois le resteront la nuit. Au vu des SOS qui montaient du terrain, il fallait agir coûte que coûte, explique-t-on du côté de l’asbl faîtière. «C’est une urgence!»
Le scénario qui domine désormais la réflexion sur l’organisation de la garde semaine, dans (la majeure partie de) la province de Luxembourg et à Dinant, est l’ouverture de cinq postes en soirée, ramenés à trois aux petites heures. La dynamique a été initiée par l’asbl coupole PMG-LD, qui voit des secteurs de garde tirer la langue. C’est en tout cas avec ce modèle qu’elle espère décrocher un complément de moyens de l’Inami.
Début février, le cabinet De Block a énoncé les grandes lignes d’une réforme de la garde et annoncé la création d’une cellule inter-administrative SPF/Inami pour la piloter. Les points que l’on retrouve dans le projet ministériel ne surprennent pas. Ce qui chagrine Anne Gillet (GBO), c’est ce qui n’y figure pas.
En province du Luxembourg, on sait se montrer patient, mais point trop n’en faut. Au sein de l’asbl faîtière PMG-LD (avec D pour Dinant), trois des quatre cercles aspirent à une ouverture des postes en soirées et nuits de semaine. Mais le financement de l’extension, évoqué depuis quelques accords médico-mut, est embourbé - même si «on relance parfois un os» aux MG, estime Christian Guyot, président de l’asbl.
La France enregistre une hausse rapide des passages aux urgences (+ 15% entre 2010 et 2015 dans les seuls hôpitaux publics), particulièrement chez les sujets âgés, et s’en inquiète. Les patients reçoivent-ils vraiment les bons soins dans la bonne structure au bon moment?
André Meert est président du Ceges, le cercle de Seraing. Il est, comme nombre de ses homologues liégeois, déçu que le gros projet collectif de réseau de postes ait été mis en stand-by par le cabinet. Au-delà de ce coup d’arrêt, ce MG de 60 ans qui se présente comme un utopiste, livre quelques réflexions et opinions personnelles sur la garde.
Il y a quelques semaines, Fag wallon et syndicats avaient déploré que le cabinet De Block mette sur pause un giga projet de réseau de postes couvrant une bonne partie de la province de Liège. Ce projet devrait être discuté à la task force suivante. Seulement voilà. La convocation de celle-ci n’arrive pas…
Anne Gillet, vice-présidente du GBO, est impliquée depuis des années dans les réflexions et travaux autour de la garde et des PMG. Elle regrette que le cabinet De Block ait coupé dans son élan un gros projet de réseau de postes sur Liège, dûment mûri et au parfum très pro. Cela revient selon elle à nier le travail du GT «garde» de la médico-mut.
Dans l’interview récemment accordée à Medi-Sphere, Maggie De Block dit vouloir d’abord couvrir toute la Belgique de PMG qui fonctionnent le week-end, avant de considérer leur ouverture les soirs et nuits de semaine. Le délai prévu pour la première étape est de quatre ans. Selon Anne Gillet, dans certains coins de Wallonie, les MG ne tiendront pas la tête hors de l’eau jusque là. La vice-présidente du GBO pointe des travers possibles auxquels les Wallons doivent faire attention.
Fin octobre, au GT «garde» de la médico-mut, un projet de couverture de la province de Liège via deux réseaux de postes a été favorablement accueilli par médecins et OA. Néanmoins, ce vote positif a été suspendu par le représentant du cabinet De Block. L’ABSyM proteste. Le Fag wallon s’étonne. Pourquoi cet ajournement?
Le cercle de Namur Ouest, gère depuis fin 2013 un PMG à Fosses-la-Ville. Il vient de signer avec le CHR Sambre et ses urgences un plan d’accord pour une redirection mutuelle de patients. Une campagne d’éducation au bon usage de la garde commence localement. Elle s’appuie e.a. sur une vidéo.
Maggie De Block envisage le regroupement des postes de garde en «réseaux», desservant 400.000 habitants. Ils devraient être cornaqués par un coordinateur local. Paul De Munck (GBO) insiste pour que les MG et leurs cercles soient bien préservés dans leur position à la tête des futures entités.
Marie-Eve Janssen, généraliste à Ans et vice-présidente de la GOL (l’asbl Garde de l’ouest liégeois), n’a aucune envie de polémiquer sur les propos du Dr Francesco Sferrazza, de Saint-Nicolas, que nous avons rapportés dans un article précédent. Pour elle, il s’agit de deux visions qui ne s’accordent pas. «Nous ferons avec ces confrères ou sans eux. Nous nous sommes fait suffisamment attaquer de toutes parts par l’avocat mandaté par l’un d’entre eux, et nous n’avons plus envie de continuer à recevoir des courriers incendiaires.»
Les résultats de l'audit Möbius ont été annoncés au printemps, après une longue attente. Wachtposten Vlaanderen, la coupole de postes flamands, vient d’y répondre par un rapport de 32 pages, bourré d’arguments détaillés. Les conclusions de l’audit sont parfois admises mais, pour la plupart, elles sont solidement remises en question.
Un président de cercle du Brabant flamand a récemment émis quelques réserves sur les conclusions de l’audit PMG commandité par Maggie De Block. Il s’interroge entre autres sur la (nécessaire?) rentabilité des soins de santé. Ce qui a suscité une réaction du BeCep ...
Une nouvelle politique en matière de garde MG a été présentée le 7 juillet à la profession, qui passe par l’éclosion de réseaux de postes desservant 400.000 habitants. Le 1733 est toujours présent au casting: il fait figure de moyen d'optimaliser la garde mobile. Maggie De Block prédit sa mise en œuvre au niveau fédéral pour début 2018. Manqueraient encore, outre l’harmonisation des pratiques, un terminal d'alerte et des modifications limitées des quatre centres 112 qui serviront de centrales.
Il y a fort à parier que, dans les réunions qui s’annoncent au cabinet De Block dès demain et jusque début juillet, sur des matières liées à l’organisation de la garde MG (audit postes de garde, 1733, financement des postes…), on évoquera également la thématique de la semaine.
L’audit PMG a établi que le poste moyen assure 4.400 consultations et quasi 1.500 visites à l’année, pour un coût annuel de fonctionnement de quelque 287.000 €. C’est ce qu’on peut lire, entre autres données, dans une note d'impulsion stratégique issue du cabinet De Block. Elle concerne la réorganisation de l’AMU, passant par «davantage de cohérence et d’intégration» entre ses composantes, dont les services de garde MG.
«On nous a ‘vendu’ l’audit sur les postes comme nécessaire. Il serait bon qu’il arrive, dès lors…», commente Guy Delrée, président du Fag. La série de focus groups régionaux s’est clôturée l’automne dernier et, depuis, les cercles francophones attendent de voir si leurs objections ont bien été incorporées dans la version finale.
Bert Winnen, bras droit de la ministre De Block pour la Santé, était à l’inauguration officielle du nouveau poste d’Anvers-Est. Il y a livré un bref commentaire sur les conclusions de l’audit PMG qui s’est déroulé ces derniers mois et fourni quelques-unes des statistiques établies. Economies d’échelle et intégration avec l’hôpital sont toujours des maîtres-mots.
A la mi-octobre a été inauguré à Bruges un dispositif de tri physique des patients en quête de soins non planifiés. Les MG d’Anvers-Est ont dans leurs cartons un projet du même tonneau. L’union professionnelle des urgentistes, le BeCEP, ne l’entend pas de cette oreille.
Comme les provinces wallonnes, la capitale a eu droit à son focus group Möbius sur les conclusions (intermédiaires?) de l’audit PMG. «Et comme les confrères, nous nous sommes interrogés: mais d’où sort ce chiffre des 100 contacts à réaliser par 24 heures, par poste, par 100.000 habitants?», s’étonne Michel De Volder. Le président de la FAMGB témoigne: «Nous n’avons pas cette demande de la population, pas dans cette proportion-là!»
Une demi-douzaine de présidents de cercle ou de responsables de PMG nous ont livré leurs impressions à l’issue d’un des premiers focus groups régionaux orchestrés par Möbius – les consultants en charge de l’audit postes de garde. Manque de considération pour le qualitatif, perte de l’aspect proximité, difficultés GRH, impossibilité de se situer dans une moyenne, danger d’un logiciel d’Etat… Les réserves des MG ne manquent pas.
Un fonctionnement futur du 1733 24 heures/24, 7 jours /7, n’est pas synonyme d’ouverture des postes de garde en nine-to-five. Guy Delrée, président du Fag, apporte son éclairage sur ce qui s’est débattu, oralement, en task force. Pendant les heures normales de pratique, la continuité des soins et la permanence d'accès aux soins sont assurées via le médecin traitant du patient (ou son remplaçant).
Pour Johan Sterkendries, MG de Waremme impliqué de longue date dans la vie associative médicale, le plan d’accords transmis aux cercles en début d’été contient toujours la bombe des 24h/24 7j/7, dont on croyait la mèche éteinte. Bombe à retardement, certes, parce que rangée parmi les initiatives futures. Mais difficile à désamorcer maintenant que son principe est couché noir sur blanc dans un écrit contresigné par la profession. «Sans que ‘la base’ en soit bien consciente.»
Katia Cherton exerce la médecine générale depuis 20 ans. Installée à Namêche, une section d’Andenne, à côté de Namur, elle y officie en cabinet de groupe. Différents signaux, dans l’actualité professionnelle, la font douter du réel soutien de Maggie De Block à une première ligne indépendante, de qualité. «Pendant qu’on fait lanterner les MG, les jalons d’une nouvelle organisation des soins de santé sont soigneusement posés…»
L’Inami vient d’envoyer aux postes de garde et aux cercles une communication centrée sur le «plan d’accord» à conclure entre d’une part les PMG et de l’autre les services d’urgence des hôpitaux. Les hôpitaux ont également été informés.
A sa dernière assemblée générale, l’Union des MG du Borinage (UMGB) a apporté un soutien massif à l’idée de mettre un terme à la garde de médecine générale à partir de 22h (et jusqu’au lendemain 8h). Ce qui motive la motion? La bien connue raréfaction des actifs en garde – et ses conséquences sur ceux qui restent – et des menaces pesant sur des mécanismes de financement actuels de l’activité.
Offrant aux revendications de la FLAMG une caisse de résonnance appréciable en Flandre, le cercle de Hal – et dans son sillage une douzaine d’autres cercles du nord du pays – prie l’Ordre des médecins de lever l’obligation inconditionnelle de déplacement du MG en garde la nuit. Quand il pressent que la visite peut s’avérer dangereuse, le médecin doit pouvoir la décliner, pour ne pas s’exposer.
L’ABSyM ne mâche pas ses mots à propos du récent rapport du KCE sur l’articulation urgences/médecine générale. La vision qu’il porte est, d’après le syndicat, d'une simplicité primaire, met à mal l’essence des PMG et induit une mutation de la nature même de la profession de MG. Le syndicat convie les pouvoirs publics à «corriger les égarements [aux urgences] de patients trop exigeants».
L’organisation flamande Domus Medica a elle aussi pris la plume pour critiquer les conclusions du récent rapport «urgences» du KCE. La permanence 24 heures/24, 7 jours/7, va saper le rôle du MG titulaire de DMG, garant de la continuité des soins.
Le GBO déplore que «l’hospitalo-centrisme ressorte renforcé» des recommandations du rapport KCE sur les services d’urgences (SU). Il en juge les conclusions «simplistes» et «prématurées». La priorité reste, selon lui, l’avènement d’un 1733 généralisé, qui émonde la fréquentation spontanée des SU, et la poursuite d’un déploiement des PMG respectueux des particularités locales.
Dans son dernier rapport, le KCE préconise d’héberger sur les sites hospitaliers, à côté des services d’urgence (SU), des permanences de médecine générale, ouvertes 24h/24 et 7j/7. Le Cartel (GBO/MoDeS/ASGB) a des réserves sur les conclusions du Centre d’expertise, qu’il a rassemblées dans une «note de minorité» supposée être rendue publique par le KCE.
Sophie Roelandt, fille du généraliste assassiné il y a un peu plus de trois mois par un patient agressif, est revenue sur le traumatisme de ce décès brutal lors du symposium annuel de l’Ordre de Flandre-Occidentale. Un témoignage qui est aussi l’occasion, pour elle, de donner le coup d’envoi d’une vaste action politique en faveur de la sécurité des prestataires de soins.
Alors qu’à la suite de la récente lettre de protestation du front commun, Maggie De Block conduit des consultations bilatérales avec chaque organisation signataire, le GBO synthétise ses revendications. Pas d’uniformisation forcée, pas de tout-à-l’hôpital, un 1733 pour tout citoyen, et un nécessaire financement de la garde par les autorités et non les cotisations des MG...
Une expérience pilote imminente tend à analyser l’intégration du 112 et du 1733. Centrée sur la région de Louvain et Tirlemont, elle était supposée s’ouvrir à des cercles francophones – très déçus d’apprendre qu’ils n’en seraient finalement pas. Le test des protocoles commencera le 1er avril. Un symposium détaillant le projet, avec participation de Maggie De Block, se tiendra le 26 mars à Louvain.
La FLAMG vient de se prononcer, par 18 voix sur 19, pour la suppression de l’obligation de déplacement entre 22 et 7h. Dans une lettre ouverte au monde politique, la Fédération des associations de MG de Liège-périphérie réclame en outre la restitution des subsides PMG gelés par Maggie De Block et la mise en service d’un 1733 effectif. Elle propose une organisation «sur base de volontariat par des médecins correctement rétribués».
Une concertation entre Maggie De Block et Jan Jambon, ministre de l’Intérieur, à propos de la sécurité des médecins – entre autres professionnels, apparemment – s’est tenue la semaine dernière. Quelques idées en émergent, encore à concrétiser. Par exemple un «forum» pour brasser les idées et pistes. Et toujours ce bouton d’alarme sur le GSM des médecins, pour établir un contact d’urgence avec la police…
Les cercles de MG du Namurois (RGN, CMMS, CeMaF) attirent l’attention de leur commission médicale provinciale et du cabinet De Block sur le fait qu’ils ne seront bientôt plus en mesure d’organiser la garde de semaine sur leurs territoires. En cause: le coup d’arrêt imposé au déploiement des PMG en général, et au financement des extensions à la semaine en particulier. Le tout sur fond de pénurie et d’insécurité...
A la suite de la dernière agression en date d'un MG de garde en région liégeoise, la FLAMG (la Fédération des cercles locaux) affirme haut et clair qu'à ses yeux, «la seule réforme possible est (…) la suppression de l'obligation de se déplacer et la suppression de la garde de nuit». Notamment parce qu'il n'est manifestement pas possible de protéger correctement les médecins, faute de moyens – ou de volonté politique…
Il y a quelques jours, un MG de garde était agressé à Saint-Nicolas, lors de son retour d’une visite. Le cercle local a rapidement fait savoir qu’il n’assurerait plus de déplacements durant la garde, choix acté par la CMP. La FLAMG, la Fédération des associations de MG de la périphérie de Liège, remet en cause l’obligation de se déplacer et propose la suppression de la garde de nuit.
Cité comme disposant d’un poste de garde peu gourmand en financement, le cercle de Mouscron, l’AGME, précise les particularités locales qui expliquent l’addition. Sa présidente, Valérie Fontaine, concède qu’on puisse examiner des disparités de coûts, mais pour elle, l’existence même des PMG qui constituent «une avancée pour l’avenir de la médecine générale» ne souffre pas d’être remise en question.
Une éclaircie se dessinerait-elle dans le dossier du gel du déploiement des postes de garde (PMG)? Une rencontre est en tout cas intervenue ce lundi soir entre les différents protagonistes – dont bien entendu le front commun cercles-syndicats nord/sud –, à l’initiative du conciliateur chevronné Jo De Cock. A défaut de diapason parfait, il y a eu dialogue.
À l’issue de l’entretien au cabinet De Block fin de semaine dernière, les représentants des syndicats et des associations de MG francophones et flamands n’ont pas caché leur déception ni «une colère encore plus grande». Le coup d’arrêt au déploiement des postes se confirme, et le dégel partiel des subsides 2015 est conditionné à des mesures que le cabinet n’a pas concrètement explicitées. Ils prient la ministre d’expliciter sa vision.
Les MG sont sortis «encore plus déçus et en colère» de l’entrevue au cabinet De Block sur le coup d’arrêt donné à la dynamique PMG. Hier, la ministre a annoncé les inviter «dès la semaine prochaine» à un groupe de travail définissant une vision intégrée des services de garde. Promesse de Toussaint ne peut rester lettre morte… Néanmoins, la diversité des pratiques entre postes la chipote. Elle prévient rester attachée à «une plus grande normalisation des critères» de financement.
Abrumet dispose aujourd'hui de la liste des médecins généralistes inscrits à la garde bruxelloise, tant francophone que néerlandophone. Par contre, l’asbl qui pilote le Réseau santé bruxellois aspire à dresser la liste des MG actifs en garde population autour de la capitale. Appel aux (cercles) intéressés, donc…
Fin février, un samedi, par nuit noire, le MG de service au poste de garde de Namur a reçu des coups de poing au visage de la part d’un patient qui présentait des perturbations psychologiques. Le cercle local, le Rassemblement des généralistes du Namurois (RGN), exhorte les autorités compétentes à une sécurisation de la garde. Son conseil d’administration se réserve le droit de «suspendre la garde de nuit au prochain incident».
La mise en place du numéro d’appel unique 1733 est reportée à 2016. La ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Maggie De Block prévoit une introduction en trois phases.
Un grand rassemblement autour de la réorganisation de la garde en province de Liège à l’horizon 2016 est convoqué par les cercles locaux et le Fag. But du jeu: livrer une première esquisse des solutions envisagées mais, surtout, en débattre avec «la base». Un appel tout particulier à la participation est lancé aux jeunes MG, «ceux qui effectueront les gardes de demain».
Medi-Sphere N° 776
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